La Quinzaine des Réalisateurs 2019 : Robert Pattinson, Fabrice Luchini et Jean Dujardin en sélection

La Rédaction

Ce mardi 23 avril, au Forum des Images (Paris), le nouveau Délégué général de La Quinzaine des Réalisateurs Paolo Moretti dévoile la sélection de cette 51ème édition, qui se déroulera du 15 au 25 mai En 2018, le jury avait récompensé En liberté, Troppa Grazia et Climax.

  • Le Daim de Quentin Dupieux (ouverture)

Après Au Poste !, où il dirigeait Benoît Poelvoorde, Quentin Dupieux revient avec Le Daim, dont Jean Dujardin tient le rôle principal. Présenté par son réalisateur comme « comédie noire » et « une réflexion moderne sur le mythe de Narcisse », Le Daim met en scène un quadra qui plaque sa vie dans une banlieue pavillonnaire pour succomber à une envie folle, posséder une veste 100% daim. Une quête qui vire à l’obsession… Le Daim marque la première venue sur la Croisette de Quentin Dupieux, toutes sélections confondues.


  • Yves de Benoît Forgeard (clôture)

Trois ans après son premier long métrage Gaz de France, le réalisateur Benoît Forgeard nous revient avec Yves, l'histoire d'un rappeur (William Lebghil) qui se lie d'amitié avec un réfrigérateur intelligent nommé... Yves (Philippe Katerine). Une seconde réalisation qui sera présentée en clôture de cette Quinzaine des réalisateurs 2019.


Longs métrages

  • Alice et le maire de Nicolas Pariser

Après Le Grand Jeu (Prix Louis Delluc du premier film en 2015), le cinéaste français Nicolas Pariser revient avec un second long métrage, Alice et le maire. Comme son premier long, le film explore le monde de la politique. L'intrigue se passe à Lyon : son maire, Paul Théraneau (incarné par Fabrice Luchini), va mal. Il n'a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann (Anaïs Demoustier). Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes. Peu à peu, une question se pose : la pensée et la pratique politique sont-elles compatibles ? Comme l'a souligné le nouveau sélectionneur de la Quinzaine, Paolo Moretti, la politique est un "sujet assez difficile à aborder côté cinéma : [Nicolas Pariser] le fait avec un style assez particulier avec des échos de naturalisme, et qui va bien au-delà". Le film est porté par "un couple de comédiens malicieux et inattendu", Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier.


  • And Then We Danced de Levan Akin
  • Ang Hupa de Lav Diaz

Six ans après avoir présenté Norte, la fin de l'histoire en section Un Certain Regard, le grand cinéaste philippin Lav Diaz est de retour à Cannes, cette fois à la Quinzaine. Son film d'anticipation Ang Hupa, qui emprunte aux codes du film d'action et du film noir, dévoile un futur inquiétant et s'annonce comme une oeuvre extrêmement puissante, aussi bien esthétiquement que politiquement.

  • Dogs Don't Wear Pants de Jukka-Pekka

Le réalisateur finlandais Jukka-Pekka Valkeapää sera à la Quinzaine avec Dog's Don't Wear Pants, une oeuvre qui n'a rien de frivole, comme pourrait le laisser sous-entendre son titre. Annoncé comme extrêmement puissant, aussi bien au niveau visuel que dramatique, ce film "coup de fouet" très inattendu évoque un retour, une renaissance, par le biais de pratiques extrêmes SM.

  • Song Without a Name de Melina León

Melina Leon s'offre un baptême cannois pour son premier film. Song Without a Name s’inspire de faits réels et plonge dans le Lima des années 80, en pleine crise économique et politique et victime d'un immense traffic d'enfants. C’est dans ce contexte chaotique qu’une jeune immigrée, aidée par un journaliste, cherche désespérément à retrouver son nouveau-né enlevé. Pour la réalisatrice péruvienne, revenir à cette période sombre de son pays est l’occasion d’illustrer : « une époque où la violence a formé notre enfance et nous a laissé avec le sentiment qu’il n’y avait aucun futur possible si nous restions là ». Avec ce film, La Quinzaine des Réalisateurs montre l’objectif de donner la parole à de nouvelles voix. Sur les 24 films présentés, 16 seront des premiers films. L’occasion d’apporter de nouvelles sensibilisations et Paolo Moretti de rappeler que « le cinéma [agit] en tant qu’interprétation du monde contemporain ».

  • Ghost Tropic de Bas Devos
  • Give Me Liberty de Kirill Mikhanovsky
  • First Love de Takashi Miike
  • The Lighthouse de Robert Eggers

The Lighthouse est un film "médiatiquement attendu" comme l'a indiqué Paolo Moretti, et pour cause, il réunit Robert Pattinson, dont chacun des passages sur la Croisette fait sensation, et Willem Dafoe. "Un duo au-delà des qualifications, selon les termes du sélectionneurs, ils sont d'une puissance inédite et ce qu'ils fabriquent ensemble est vraiment à voir". Il s'agit du second long métrage de Robert Eggers, réalisateur du remarqué The Witch. Le film se passe dans une ile lointaine et mystérieuse de Nouvelle Angleterre à la fin du XIXe siècle, et met en scène une "histoire hypnotique et hallucinatoire" de deux gardiens de phare, interprétée par des "acteurs éblouissants".

  • Lillian de Andreas Horwath
  • Oleg de Juris Kursietis


  • On va tout péter de Lech Kowalski

Pour sa première fois à Cannes, le réalisateur américain d'origine polonaise Lech Kowalski a posé sa caméra en France. Dans On va tout péter, il essaie de décrire la complexité des dynamiques sociales contemporaines. Le documentaire est centré sur la lutte des salariés de GM&S, usine automobile placée en liquidation judiciaire en 2017 puis reprise l'année suivante, laissant plus de 150 salariés sur le carreau.

  • The Orphanage de Shahrbanoo Sadat


  • Les Particules de Blaise Harrison


  • Perdrix d'Erwan Le Duc


  • Por El Dinero d'Alejo Moguillansky 
  • Sick Sick Sick d'Alice Furtado
  • Tlamess d'Eddine Slim
  • To Live To Sing de Johnny Ma
  • Une fille facile de Rebecca Zlotowski

Un parfum de soufre plane déjà sur le 4ème long métrage de Rebecca Zlotowski, qui met en scène Zahia (Dehar) pour ses premiers pas au cinéma. Après Belle Epine (La Semaine de la Critique) et Grand Central (Un Certain Regard), la réalisatrice vient pour la 3ème fois à Cannes.


  • Wounds de Babak Anvari
  • Zombi Child de Bertrand Bonello

Après Tiresia (2003), De la guerre (2008) et L’Apollonide (2011), l’une des figures de proue du cinéma d’auteur français revient sur la Croisette. Un retour doublé d’un nouveau pari : Zombi Child est la première incursion de Bertrand Bonello dans le film de genre, en l’occurrence le film de zombie. Pour les besoins de son récit, le cinéaste situe l’action en Haïti, terre d’occultisme dont Jacques Tourneur avait fait le décor de son Vaudou.


Séances spéciales

Masterclass de Robert Rodriguez avec la projection de Red 11, son nouveau long métrage produit pour 7000 dollars.


Projection de The Staggering Girl de Luca Guadagnino

Courts métrages

  • Deux soeurs qui ne sont pas soeurs de Beatrice Gibson
  • Les Extraordinaires mésaventures de la jeune fille de pierre de Gabriel Abrantes
  • Grand Bouquet de Nao Yoshigai
  • Je te tiens de Sergio Cabalerro
  • Mouvement de Dahee Jeong
  • Olla d'Ariane Labed
  • Piece of Meat de Jerrold Chong et Huang Junxiang
  • Plaisir fantôme de Morgan Simon
  • Stay Awake, Be Ready d'An Pham Thien
  • That Which is to Come is Just a Promise de Flatform

Carrosse d'or

John Carpenter