«Qu'il(s) retourne(nt) en Afrique»: les propos d'un député RN font scandale à l'Assemblée nationale

AP - Christophe Ena

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a mis fin à la séance de questions au gouvernement jeudi, après une interpellation raciste dans l'hémicycle qui a provoqué l'indignation des députés.

Le député La France insoumise Carlos Martens Bilongo s'exprimait sur le « drame de l'immigration clandestine », lorsqu'un parlementaire du Rassemblement national a lancé dans l'hémicycle « qu'il(s) retourne(nt) en Afrique », sans que l'on sache qui ses propos visaient. Après quelques minutes de confusion, la présidente de l'Assemblée a mis fin à la séance « compte tenu de la gravité des faits » et de « l'émotion légitime » dans l'hémicycle. Des élus de gauche et de la majorité ont attribué l'interpellation au député RN Grégoire de Fournas.

« Le racisme n'a pas sa place dans notre démocratie », a prévenu jeudi la Première ministre, Élisabeth Borne, en indiquant que « naturellement », le bureau de l'Assemblée nationale « devra prendre des sanctions ». Le groupe Renaissance « ne siègera plus » tant que le député RN accusé d'avoir lancé dans l'hémicycle des propos racistes à l'encontre de son collègue LFI ne sera pas lourdement sanctionné, a par ailleurs indiqué jeudi le vice-président du groupe Sylvain Maillard. « Marine Le Pen doit exiger sa démission sans délai », a tweeté de son côté Stéphane Séjourné, numéro un du parti présidentiel.

Le groupe RN nie

« Aujourd'hui, l'extrême droite a montré son vrai visage », a estimé la présidente des députés LFI Mathilde Panot. « Nous allons demander la sanction la plus forte, l'expulsion pour plusieurs mois » de ce député, a indiqué Mathilde Panot à la presse.


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