Ce qu'il y avait peut-être dans l'ecstasy que vous avez pris samedi

Sur cette photo prise le 21 février 2015 à Belfort, une partie d'une saisie record de comprimés d'ecstasy. | Douane française / AFP

Après la mort d'une overdose d'un jeune homme de 21 ans, les «professionnels de la nuit» réclament aux pouvoirs publics français de les aider dans leurs actions de réduction des risques.

Dehors Brut, immense dancefloor, parisien et éphémère, vient de fermer ses portes. Un jeune homme de 21 ans est mort d'une overdose le 1er septembre après une soirée passée dans cette future zone d'aménagement commercial du XIIe arrondissement de la capitale. Sanction immédiate de la préfecture de police: fermeture administrative pour une durée indéterminée.

«Nous rappelons que notre établissement et tous nos événements depuis 2011 ont toujours fait l'objet d'une attention toute particulière à assurer de façon optimale la sécurité de notre public, a aussitôt commenté la direction. Nous nous sommes tenus à une obligation de moyens stricte sur toutes nos actions de préventions pour lutter contre l'usage de produits stupéfiants et l'excès d'alcool.»

Les premiers éléments de l'enquête, ouverte pour homicide involontaire et confiée à la brigade des stupéfiants, confortent l'hypothèse d'un décès par overdose. «Ses amis ont parlé de quatre ecstasys qui auraient été écrasés et mis dans une bouteille qu'ils partageaient», a confié à l'AFP une source proche du dossier.

Dès le lendemain de la mort du jeune homme, le Collectif Action Nuit (CAN), un think tank composé d'expert·es et de «professionnels de la nuit», s'est alarmé dans un communiqué de la «recrudescence de consommation de produits stupéfiants particulièrement dangereux» et notamment d'ecstasys «largement surdosés» qui circulent aujourd'hui en France:

«Ceux-ci sont particulièrement nocifs et provoquent des réactions graves, amenant souvent l'hospitalisation des consommateurs-trices, voire pire. Communément appelés "ecstasys", des produits largement surdosés circulent ces dernières semaines en France, laissant présager une arrivée de produits (...) Lire la suite sur Slate.fr