Saint-Denis : Hasna Ait Boulahcen n'a pas fait usage d'un gilet explosif

Qui est Hasna Ait Boulahcen, la "femme kamikaze" de Saint-Denis ?

L'assaut mené mercredi à Saint-Denis par les forces spéciales de la police pour retrouver Abdelhamid Abaaoud, l'un des commanditaires présumés des attentats du 13 janvier, a été marqué par la mort d'Hasna Ait Boulahcen.

Peu après la fin de l'assaut du RAID, l'Obs annonce que cette femme ne serait autre que la cousine germaine d'Abdelhamid Abaaoud. C'est notamment en exploitant les écoutes téléphoniques de celle-ci que les enquêteurs ont pu remonter jusqu'au commando de St-Denis.

MISE A JOUR 20/11/15 : Selon une source policière, vendredi 20 novembre, Hasna Aït Boulahcen, bien que décédée durant l'intervention du RAID, n'a pas fait usage d'un gilet explosif pour se donner la mort. Un autre homme aurait, lui, actionné son gilet à l'approche des forces de l'ordre, entraînant la confusion.

"La femme cow-boy"

 Originaire de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), la jeune femme était à la tête de "Beko Construction", entreprise de BTP basée à Creutzwald (Moselle) où habite son père, désormais en liquidation judiciaire.

Si la jeune femme ne se rendait plus en Lorraine, des habitants ayant eu l'occasion de la connaître expliquent au Républicain Lorrain qu'il s'agissait d'une femme "extravertie" mais "un peu paumée". Si la religion musulmane interdit la consommation d'alcool, Hasna, selon des témoins, dérogeait à cette règle, preuve s'il en est que ses agissements n'avaient que peu de choses à voir avec le respect de l'Islam : "Elle n'avait pas l'air d'une kamikaze, rapporte encore un témoin, et elle buvait de l'alcool. On s'en souvient bien, on l'appelait la femme cow-boy parce qu'elle portait toujours un grand chapeau".





"Je ne l'ai jamais vue ouvrir un Coran"

Néanmoins, Hasna va très vite nourrir une fascination pour le djihad et aurait confié à plusieurs reprises, sur Facebook, sa volonté de rejoindre la Syrie. Selon BFM TV, la jeune femme vouait un véritable culte à Hayat Boumeddiene, compagne du responsable de l'attentat de l'Hyper Casher de Vincennes en janvier dernier, Amedy Coulibaly.

"C'est un lavage de cerveau", a clamé à l'AFP la mère de la présumée kamikaze en évoquant le processus de radicalisation de sa fille, s'exprimant jeudi en fin de matinée, avant la perquisition à son domicile. Le frère d'Hasna, qui a préféré gardé l'anonymat, explique que sa soeur s'est brutalement radicalisée il y a six mois en se mettant à porter le niqab. Il ajoute : "Elle était instable, elle s'était fabriqué sa propre bulle, elle ne cherchait aucunement à étudier sa religion, je ne l'ai jamais vue ouvrir un Coran", a-t-il indiqué à l'AFP.

"Elle contribue à la lutte"

De son côté, Jean-Michel Decugis, spécialise police/justice d'iTélé explique que Hasna "veut faire le djihad depuis des années. Elle n'est jamais partie en Syrie ou en Irak, mais elle a proposé ses services pour faire des attentats en France".

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