Zara et déconfinement : s'acheter de nouveaux vêtements n'a rien de superficiel

Valentin Etancelin
L'engouement suscité par la réouverture des boutiques de prêt-à-porter Zara n'a rien d'anodin.

Des files d'attente observées à l'entrée de certains magasins comme Zara et Louis Vuitton ont provoqué l'indignation au sortir du confinement. Pourquoi un tel mépris ?

MODE - À vos marques, prêts... achetez. Contrairement aux centres commerciaux comme les Galeries Lafayette, dont la réouverture à Paris a été interdite par les autorités, les boutiques de vêtements ont, elles, remonté leur rideau de fer ce lundi 11 mai, date du premier jour du déconfinement

Dans la capitale, mais aussi à Bordeaux et Dijon, des dizaines de femmes et d’hommes n’ont pas perdu une minute. À 9 heures pétantes, ils attendaient patiemment devant les magasins de fringues, comme en témoignent les files d’attente observées dans certaines villes de France à l’entrée de Zara.

Le lendemain, le même phénomène se produit. Cette fois, c’est au numéro 101 de l’avenue des Champs-Élysées, adresse à laquelle se trouve l’enseigne de luxe Louis Vuitton, que l’attroupement a lieu.

Peut-être que, soucieux des conditions de travail des livreurs pendant le confinement, ils ont préféré récupérer leur colis sur place. Peut-être aussi que leur dernière paire de chaussettes, comme toutes celles qu’ils ont usées à marcher à même le sol ces dernières semaines, a rendu l’âme.

Chacun son sens des priorités

Il n’y sans doute pas plus de monde qu’avant le confinement. Qu’importe. Sur les réseaux sociaux, l’impression de “ruée”, accentuée par le protocole sanitaire à l’entrée, indigne. Quoi, s’acheter des nouveaux habits ? Comment est-ce possible que ce soit la première chose à laquelle ces Français ont pu penser ?

Donc pendant deux mois et encore aujourd’hui, le corps médical se bat 24 heures...

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