Question de la semaine : faire hiberner un humain, est-ce possible ?

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"Pouvons-nous envisager un jour l'hibernation chez d'autres espèces, comme l'humain ?", nous demande une lectrice sur notre page Facebook. C'est notre question de la semaine.

"Pouvons-nous envisager un jour l'hibernation chez d'autres espèces, comme l'humain ?", nous demande Larisa KD sur notre page . Merci à tous pour votre participation à notre "question de la semaine".

Plonger l'être humain à volonté dans un état de métabolisme ralenti, voilà qui évoque certaines œuvres de science-fiction dans lesquelles les héros émergent de caissons vitrés au terme de plusieurs années de voyage spatial. Si elles n'ont n'a pas été réalisées sur l'humain, ce procédé prend un peu plus corps grâce à . Elles ont démontré qu'il est possible de plonger certains mammifères dans un état similaire à l'hibernation, même ceux qui n'hibernent habituellement pas, juste en influant sur un groupe précis de neurones : les neurones Q.

Torpeur et hibernation chez les mammifères

La température corporelle des mammifères, très contrôlée, est généralement maintenue autour de 37°C, à environ 0,5 °C près. Mais chez certaines espèces, le manque de nourriture peut en amener certains à entrer dans un état de sommeil - appelé torpeur ou hibernation, selon sa durée - dans lequel la température corporelle peut baisser d'au moins 5 à 10°C pour conserver l'énergie, expliquent Clifford Saper et Natalia Machado, neuroscientifiques américains et auteurs d'un commentaire publié dans Nature. C'est le cas des souris, qui peuvent subir une période de torpeur dite "quotidienne" car elle dure moins de 24 heures, mais pas des rats ni des humains.

Des neurones plongent la souris en hibernation

Les réflexions des deux neuroscientifiques portent sur deux publications parues simultanément dans le même journal et le même sujet. La première est japonaise, et s'est concentrée sur la zone du cerveau appelée "préoptique médiane". Cette zone avait été liée dans le passé à la régulation de la température de l'organisme, sans que l'on en comprenne les mécanismes. En activant précisément une population de neurones préoptiques appelés neurones Q, les chercheurs constatent l'immobilisation des souris et un[...]

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