Question de la semaine : les conditions d'émergence de la vie sont-elles universelles ?

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"Est-ce que les conditions d'émergence de la vie sont universelles ?", nous demande un lecteur sur notre page Facebook. C'est notre question de la semaine.

"Est-ce que les conditions d'émergence de la vie sont universelles, c'est-à-dire est ce que la vie a la même définition partout dans l'Univers (l'eau liquide, respiration, etc.) ?", nous demande Tony Almeida sur la page de Sciences et Avenir. C'est notre question de la semaine. Merci à tous pour votre participation !

Pour répondre à cette question, nous vous proposons de (re)découvrir ci-dessous l'entretien que l'astrophysicien français Jean-Pierre Bibring (professeur émérite à l’université Paris Saclay, responsable scientifique de l’atterrisseur européen Philae de la mission Rosetta) avait accordé sur ce sujet au trimestriel de La Recherche n°564 daté février-mars 2021 (rendez-vous sur le site de pour acheter ce numéro ou vous abonner au trimestriel).

"La vie serait intimement liée à l’évolution de la Terre"

La diversité et la complexité mises au jour dans les molécules organiques du Système solaire pourraient laisser penser que la vie a commencé dans l’espace, et qu’elle serait commune dans le cosmos. Rien de tout cela pour Jean-Pierre Bibring ! L’astrophysicien français estime au contraire que seules de multiples contingences – dont beaucoup nous échappent encore – ont permis à l’évolution physico-chimique d’emprunter cette complexité des chemins : l’universalité de la vie telle qu’on la pensait il y a quelques décennies serait remise en cause.

La Recherche : Les chercheurs ont trouvé dans l’espace beaucoup de molécules organiques, parfois très complexes. La vie aurait-elle donc pu apparaître ailleurs que sur Terre ?

Jean-Pierre Bibring : Depuis des décennies, on découvre des molécules complexes à base de carbone, non seulement dans le Système solaire, mais également dans le milieu interstellaire. Parmi elles, on trouve des acides aminés. Récemment, une équipe internationale a montré que l’on pouvait former l’un de ces acides aminés, la glycine, dans des conditions "froides", à basse température. Ces chercheurs prétendent ainsi que des molécules dites prébiotiq[...]

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