La question des restrictions des voyages des Russes divise l’Europe

L'Europe hésite à bannir totalement les Russes de son sol.  - Credit:KENZO TRIBOUILLARD / AFP
L'Europe hésite à bannir totalement les Russes de son sol. - Credit:KENZO TRIBOUILLARD / AFP

La République tchèque, qui assure actuellement la présidence de l'UE, s'est heurtée mardi 30 août à une forte résistance de la part de certains États de l'Union européenne concernant les mesures visant à limiter les déplacements des Russes à la suite de l'invasion de l'Ukraine. Les Tchèques veulent suspendre l'accord de 2007 qui facilitait les demandes de visa pour les touristes russes, tandis que d'autres membres ont demandé une interdiction pure et simple des visas.

Mais d'autres membres de l'UE, dont la Hongrie, le Luxembourg ou l'Autriche, se sont élevés contre cette mesure. « Il n'y a pas de place pour le tourisme », a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Jan Lipavsky aux journalistes, ajoutant que cette mesure « enverrait un signal à l'élite de Moscou et de Saint-Pétersbourg » qui est désormais libre de voyager. « Je ne pense pas que l'interdiction de visa soit une décision appropriée dans les circonstances actuelles », a déclaré, quant à lui, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, dont le pays a conservé des liens étroits avec le Kremlin.

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Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a également protesté contre une mesure touchant les Russes ordinaires. « Nous ne devons pas avoir un nouveau rideau de fer en Europe », a-t-il souligné. « Nous avons tous convenu dès le départ qu'il s [...] Lire la suite