"Question de génération", la chronique d'Anne Roumanoff

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Sur les comportements inappropriés au travail

- Les parents des boomers : Oh, ça va, il n'y a pas mort d'homme. Personne ne peut plus faire un compliment à une femme sans qu'on l'accuse de harcèlement. Mes pauvres enfants, vous n'êtes pas près de vous faire draguer. Faut pas vous plaindre d'être seules ensuite. "Je trouve pas d'homme, je trouve pas d'homme." Vous savez quoi? Ils ont peur de vous, les hommes.
- Les boomers : Nous, on s'écrasait, on considérait que c'était normal, les allusions scabreuses, les gestes déplacés, on croyait qu'il fallait faire avec. On n'osait rien dire parce qu'on savait qu'on risquait d'être écartées des postes intéressants. Nous, c'était "Subis, bosse et ferme-la".
- Les millennials : Il reste tellement à faire. Les inégalités salariales, les machos qui attendent encore que les femmes cadres leur apportent des cafés en réunion, les femmes qui sont mises au placard dès qu'elles sont enceintes. Il y a une prise de ­conscience, mais que c'est long.
- La Gen Z : Zéro tolérance pour les comportements sexistes au boulot! C'est seulement comme ça que les choses vont bouger.

Sur les délais

- Les parents des boomers : Qu'est-ce qu'elles nous embêtent, toutes ces bonnes femmes, avec ces histoires vingt ans après? C'est prescrit, de toute façon! Ça leur donne quoi de déclencher un scandale, à part de faire parler d'elles et de détruire la réputation d'un homme?
- Les boomers : N'empêche, il faut du courage pour oser parler de ça publiquement, même si j'a...


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