Qu'est-ce que le secret de la confession?

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Le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr de Moulins-Beaufort, s'expliquera mardi avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la suite de ses propos selon lesquels le secret de la confession est "plus fort que les lois de la République". Cette prise de position fait suite à la recommandation de la Commission indépendante sur les violences sexuelles au sein de l'Eglise de relayer un message clair sur l'obligation du confesseur de signaler aux autorités lorsque de telles violences sont infligées à un mineur ou à une personne vulnérable. 

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C'est en 1215, lors du quatrième concile du Latran, qu'est énoncée l'obligation pour chaque fidèle de l'Eglise catholique de se confesser au moins une fois par an. Il est décrété que le prêtre "prendra grandement garde de ne jamais trahir le pécheur par un mot, un signe ou de quelque manière". Selon le droit canonique, qui organise la discipline au sein de l'Eglise, "le secret sacramentel est inviolable". La violation du secret peut entraîner l'excommunication du prêtre.

Inciter à la dénonciation

En 2016, les évêques français ont rappelé que le confesseur a néanmoins l'obligation d'inciter un pénitent qui aurait commis un crime à se dénoncer à la justice, et peut subordonner son absolution à la ferme résolution de se dénoncer. Dans un communiqué, Mgr de Moulins-Beaufort a précisé que la confession est "un moment durant lequel une personne victime, par exemple un ...


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