Qu'est-ce que le "numerus clausus"?

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En France, le numerus clausus (une locution latine signifiant littéralement "nombre fermé") fixe chaque année un nombre limite d'étudiants qui peuvent accéder à la deuxième année des études de santé. Instauré en 1971 pour réguler le nombre de médecins à former en fonction des capacités d'accueil, il s'applique aussi aux futurs pharmaciens, sages-femmes, kinés et dentistes.

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Un dispositif décrié 

Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, a annoncé en mai dernier que 14.997 places seront accordées cette année aux étudiants de Paces (première année commune aux études de santé) à l'issue du concours tant redouté. Un chiffre record. "Depuis 2017, le numerus clausus a augmenté de plus de 15%", a souligné la ministre. Il devrait être supprimé l'année prochaine. 

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Désertification médicale, expatriation pour se former à l'étranger, manque de réorientation : le dispositif était décrié depuis longtemps. Chaque année, il laisse plus de 45.000 étudiants sur le carreau. A la rentrée 2020, il sera remplacé par des quotas fixés par chaque université, en lien avec les régions et les ARS (Agences régionales de santé). Les étudiants, qui pourront suivre trois parcours avant de candidater aux formations de santé, disposeront toujours de deux tentatives pour y être admis.

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