Qu'est-ce que l'affaire Omar Raddad?

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L'affaire Omar Raddad est une des affaires criminelles les plus énigmatiques et controversées de France. Elle commence en 1991 avec la découverte du cadavre de Ghislaine Marchal, une riche sexagénaire tuée à coups de chevron de bois et de couteau, dans la cave de sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes). Sur place, deux inscriptions ont été laissées en lettres de sang, dont la célèbre "OMAR M'A TUER" (sic). Elles conduisent les enquêteurs vers Omar Raddad, le jardinier de la victime, qui nie fermement les faits.

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Le Marocain de 29 ans est néanmoins inculpé d'homicide volontaire puis condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle. Bénéficiant d'une grâce partielle accordée par Jacques Chirac, il sort de prison en 1998, mais n'est pas innocenté pour autant. Son avocat, Jacques Vergès, dépose donc une requête en révision l'année suivante.

Dans la foulée, de nouvelles expertises sèment le doute sur l'auteur des inscriptions. "Il n'est pas sûr que ce soit Mme Marchal qui ait écrit", estiment deux graphologues en 2000. Une autre expertise permet de retrouver du sang d'homme ne correspondant pas à l'ADN d'Omar Raddad. Pourtant, la demande de révision est rejetée en 2002.

Il faudra attendre 2015 pour que la nouvelle avocate du jardinier, Sylvie Noachovitch, relance l'affaire en obtenant que de nouvelles analyses soient menées. Les empreintes de quatre hommes sont alors identifiées sur la scène de crime. Elles permettent de dépo...


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