Qu'est-ce que la grève reconductible ?

© Alain JOCARD / AFP

L’hypothèse se concrétise. Invité sur France Info mercredi matin, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a confirmé qu’une grève reconductible était dans les tuyaux. Une manière, espère-t-il, de « se faire entendre plus fort ». De nombreux secteurs pourraient alors être concernés : les transports, le raffinage, l’éducation, la santé… A noter que la CGT-RATP a indiqué dans un communiqué publié mercredi qu’elle n’appelait pas à la grève reconductible dès le 31 janvier, journée de mobilisation interprofessionnelle de grande ampleur.

Traditionnellement, dans les services publics, un préavis de grève doit être déposé au moins « cinq jours francs » avant le début du débrayage. Rien de tel pour la grève reconductible qui, par définition, n’a pas de date de fin.

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Le principe étant de renouveler le mouvement plusieurs jours de suite. Objectif : mettre la pression sur le gouvernement et surfer sur la médiatisation des revendications. Chaque jour, souvent le matin, les salariés grévistes se réunissent en assemblée générale dans les entreprises et décident de voter, ou non, la poursuite du mouvement. Contrairement à la grève perlée qui avait par exemple émaillé la fin de l’année 2019, la grève reconductible se poursuit sur décision des salariés. Lesquels n’ont pas l’obligation de déposer un nouveau préavis.

Il existe toutefois une disposition méconnue, appelée arrêt Omont, qui bride parfois la reconduction des grèves. Cette décisio...


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