Qu'est-ce que l'indice de rondeur corporelle, nouvel indicateur qui pourrait remplacer l'IMC ?

Le célèbre indice de masse corporelle pourrait-il bientôt être remplacé par l'indice de rondeur corporelle ? Ce qu'il faut savoir.

L'IMC ne prend pas en compte la répartition de la graisse, les muscles, l'eau, les os. (Getty Images)

Lors d'une consultation, les médecins calculent traditionnellement l'Indice de masse corporelle (IMC). Ce dernier s'obtient en divisant le poids par la taille au carré. Le résultat obtenu permet d'indiquer si la personne est en surpoids. Comme le détaille Ameli Santé, entre 25,0 et 29,9 kg/m², il existe un surpoids; entre 30,0 et 34,9 kg/m², il s’agit d’obésité modérée ; entre 35,0 et 39,9 kg/m², il s’agit d’une obésité sévère. Au-delà de 40 kg/m², on parle d’obésité massive.

Une dernière étude publiée dans JAMA Network Open le 5 juin dernier met en avant les résultats d'un autre indice : celui de rondeur corporelle. "Nos résultats fournissent des preuves de l'utilisation de la BRI (indice de rondeur corporelle) comme un outil de dépistage non invasif pour l'estimation du risque de mortalité. Ce concept innovant pourrait être incorporé dans la pratique de santé publique en attendant une validation cohérente dans d'autres cohortes indépendantes", écrivent les auteurs.

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D'après les conclusions de ce concept développé en 2013, le résultat s'obtient de cette manière : 364,2 - 365,5 × √(1 - [circonférence de la taille en centimètres / 2π] / [0,5 × la taille en mètres]). En plus du poids et de la taille, cet indice prend également en compte le tour de taille. L'IMC, lui, ne prend pas en compte la répartition de la graisse, les muscles, l'eau, les os, etc.

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont passé au crible les dossiers médicaux de plus de 32 000 patients américains pendant vingt ans. " L'association entre le BRI et la mortalité toutes causes confondues a suivi une forme en U, les groupes BRI les plus bas et les plus élevés connaissant un risque significativement accru de mortalité toutes causes confondues", expliquent les auteurs de cette étude.

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