Qu'est-ce que la bactérie Escherichia coli et quelles maladies provoque-t-elle ?

Escherichia coli, c’est un peu Docteur Jekyll et M. Hyde, une bactérie qui tue chaque année plus de 2 millions d’êtres humains, et en même temps un hôte tranquille de nos intestins, élément essentiel de notre microbiote. Portrait de ce micro-organisme qui n’a rien à envier au personnage de Robert-Louis Stevenson.

Mercredi 30 mars 2022, (groupe Nestlé) et plusieurs dizaines de cas d’infections alimentaires dues à Escherichia coli. Le 1er avril, lpour “homicides involontaires”, “tromperie” et “mise en danger de la vie d’autrui”. 53 cas d’infections sont confirmés, deux enfants sont décédés, et Santé publique France, en lien avec l’Institut Pasteur, enquête sur 26 autres cas. A cette occasion Sciences et Avenir décrypte ce qu’est Escherichia coli.

Découverte en 1885 par le pédiatre Théodore Escherichia, E. coli pour l’être humain. On la qualifie généralement de “bactérie commensale”, c’est-à-dire qu’elle vit en bonne intelligence avec son hôte. Habituellement elle colonise l’intestin des animaux à sang chaud. Elle est transmise au nouveau-né par le microbiote maternel, puis par voie orale, à partir de l’alimentation. Elle est un élément essentiel du microbiote intestinal, .

Cette bactérie est aussi présente dans les selles ; on peut donc la retrouver dans les sols et dans l’eau, c’est à ce titre qu’elle est utilisée comme indicateur de pollution fécale.

Pour les scientifiques, c’est un organisme vivant modèle. E coli est facile à élever, une simple boîte de Petri avec un gel nutritif suffit. Elle se reproduit rapidement : toutes les 20 minutes environ ; de ce fait en 3 jours, 200 générations sont déjà observées. Elle a l’avantage d’avoir un génome (ensemble des gènes d’un organisme) qui peut muter facilement et se transmettre. Elle échange sans hésiter du matériel génétique avec d’autres familles de bactéries. Elle peut ainsi intégrer d’autres gènes (gènes de résistance aux antibiotiques). Bref, un vrai bonheur pour les chercheuses et les chercheurs. Elle a, par exemple, permis aux pasteuriens François Jacob, Jacques Monod et André Lwoff de comprendre comment se régule la production des enzymes (opéron lactose), ce qui leur a valu ensuite

5% de souches de E. coli sont pathogènes pour l’être humain. selon qu’elles infectent l’intestin ou s’attaquent à d’autres organes. C’est[...]

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