La querelle sur les plaques d’immatriculation se poursuit entre la Serbie et le Kosovo

Les tensions restent fortes le long de la frontière entre la Serbie et le Kosovo. L'ultimatum lancé par Pristina touche à sa fin le 31 octobre. Le gouvernement kosovar exige des Serbes du Kosovo qu'ils remplacent leurs plaques d'immatriculation serbes par des plaques kosovares.

Présente à Pristina dans le cadre d'un déplacement dans les Balkans occidentaux, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, estime que la demande du Kosovo est légitime.

"Il est primordial que les règles soient respectées. Il existe des règles et des lois claires et elles doivent être suivies dans tous les pays. En même temps, s'il y a une période de transition, la transition doit se faire en douceur, elle doit être inclusive", souligne la responsable allemande.

Le Kosovo a proclamé en 2008 son indépendance. Mais la minorité serbe, présente dans le nord du pays, refuse de suivre les règles fixées par Pristina. La France et l'Allemagne ont présenté récemment un plan pour normaliser les relations entre les deux Etats. Mais le président serbe critique certains éléments du projet.

"Nous sommes prêts à poursuivre les pourparlers et les négociations. Mais il y a des choses que nous ne pouvons pas accepter", prévient Aleksandar Vučić.

Selon la correspondante d'Euronews Serbie au Kosovo, Pristina ne compte pas prolonger le délai fixé pour enregistrer les plaques minéralogiques. Les Serbes du pays pourraient alors bloquer des passages routiers.