Quels sont les polluants que l'on retrouve dans les eaux des rivières en France ?

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L’Ineris et l’Office Français de la biodiversité (OFB) publient les résultats de deux exercices de surveillance des substances déjà surveillées et de polluants émergents. Ces molécules largement utilisées par les consommateurs menacent la vie aquatique.

PUCES. C’est une préoccupation à garder en tête quand on lessive son sol ou qu’on traite les puces de son chien. Les substances utilisées partent dans les égouts, résistent en partie aux traitements des stations d’épuration et sont rejetées dans les rivières où elles affectent la vie aquatique. Cette pollution est invisible mais elle porte gravement atteinte à la qualité écologique de ces milieux naturels. C’est pour cela que les Etats membres de l’Union européenne ont adopté en 2000 qui vise à ce que toutes les masses d’eau du continent atteignent un bon état écologique d’ici 2027. "C’est une réglementation unique au monde qui montre qu’on peut évaluer les pollutions de l’eau et tenter d’y remédier" défend Pierre-François Staub, chargé de mission pollution des écosystèmes et Métrologie à qui a participé à l’exercice de détection de polluants déjà répertoriés et émergents avec

Des "substances pertinentes à surveiller"

Depuis 2010, le programme français de surveillance des eaux a établi une liste de 103 "substances pertinentes à surveiller" (SPAS) en sus des analyses régulières que les Agences de l’eau réalisent sur plusieurs milliers de stations de mesure, et qui portent sur la qualité physico-chimique des cours d’eau (taux de nitrate, phosphore, teneurs en métaux lourds, PCB, etc.). Une partie de ce réseau de stations est dédiée à la recherche de substances émergentes et au test d’outils innovants de détection (surveillance dite 'prospective'). Elle est opérationnelle depuis 2016.

Les résultats d’aujourd’hui portent sur des analyses menées entre 2016 et 2018. Ils montrent la présence à large échelle de résidus chimiques tels que les pesticides ou les médicaments. "Nous avons pu faire une première évaluation des risques éco-toxicologiques grâce à des travaux menés en laboratoire ou dans des reconstitutions contrôlées de rivières, les mésocosmes, ainsi que par une revue de la littérature scientifique, mais ces impacts restent encore difficiles à évaluer avec certitud[...]

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