Quelles sont les dix œuvres d'art les plus chères en 2020 ?

Par Arthur Frydman
·1 min de lecture
Francis Bacon, « Inspired by the Oresteia of Aeschylus » (1981).

Malgré un net recul des ventes dû à la crise sanitaire, les opérateurs ont réalisé de très belles adjudications en prenant le pli de l'ère du numérique.

En début de semaine, Christie's dévoilait son bilan annuel. En France, les adjudications ont baissé de 13,5 % par rapport à l'an dernier malgré 25 % de nouveaux acheteurs, notamment en ligne. Même son de cloche du côté de Sotheby's qui recule de 31 % et d'Artcurial avec une baisse de 24 % malgré de belles enchères, à l'image récemment de La Madeleine pénitente de Salaì, l'élève et amant de Léonard de Vinci, adjugée 1,7 million d'euros. Au niveau international, le recul est également significatif. La maison de François Pinault (propriétaire du Point) enregistre une décroissance de 25 % tandis que celle de Patrick Drahi rachetée l'an dernier chute de 27 % pour un montant total d'enchères dépassant les 3 milliards d'euros.

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Néanmoins, ces poids lourds du marché de l'art ont tiré leur épingle du jeu grâce à la grande transhumance forcée, Covid-19 oblige, du secteur vers le digital. Selon une récente enquête réalisée par la société d'assurance Hiscox, 55 % des collectionneurs se sont tournés vers les ventes aux enchères pour leurs achats en 2020. Ceci, en raison de l'absence de concurrence, c'est-à-dire la fermeture brutale des galeries à travers le globe, la perte de leur chiffre d'affaires est estimée à plus de 30 % selon le rapport Art Basel UBS et l'annulation des foires internationales qui ont mis du temps avant de se réinventer sur Internet, contrairement aux maisons de ventes, très r [...] Lire la suite

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