Quelles sont les conséquences psychologiques de la corrida sur les enfants ?

© Alberto Simon/DYDPPA/Shutterstoc/SIPA

Le débat sur la corrida est en passe d’être rouvert à l’Assemblée nationale : le 24 novembre, les députés doivent examiner un texte visant l’interdiction de cette pratique, porté par le député Nupes Aymeric Caron. L’article 521-1 du Code pénal interdit déjà les corridas  (ainsi que les sévices aux animaux et les mises à mort d’animaux domestiques). Cependant, une exception existe pour douze départements du sud de la France dans lesquels la tauromachie est autorisée au titre de la « tradition ininterrompue ».

Dans un arrêt du 3 avril 2000 , la Cour d’appel de Toulouse avait notamment précisé « qu’il ne saurait être contesté que dans le midi de la France entre le pays d’Arles et le Pays basque, entre garrigue et méditerranée, entre Pyrénées et Garonne, en Provence, Languedoc, Catalogne, Gascogne, Landes et Pays basque existe une forte tradition taurine qui se manifeste par l’organisation de spectacles complets de corridas de manière régulière (…) ».

Dans ce contexte, une question a été peu abordée jusqu’à présent : qu’en est-il des conséquences psychologiques de la corrida sur les enfants qui en sont les témoins, certains parfois extrêmement jeunes ?

Si l’on peut regretter que des données spécifiques sur le sujet manquent cruellement, ce que l’on sait de la perception qu’ont les enfants des animaux et de la violence peut néanmoins apporter des éléments de réponse.

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