Quatrième nuit de colère et d'affrontements en Catalogne

Une fois de plus, Barcelone a été le théâtre des protestations contre l'emprisonnement des 12 dirigeants séparatistes catalans.

Des groupes de manifestants violents ont incendié des conteneurs, des magasins et construit des barricades. Certains se sont également adonnés à des pillages.

La tension a atteint son paroxysme lorsqu'un groupe de partisans d'extrême droite a tenté d'approcher les manifestants. Obligeant La police régionale à intervenir.

Pour le gouvernement espagnol, ces épisodes de violences vécus cette semaine ne sont pas suffisamment graves pour prendre le contrôle direct de la police de la région comme l'exigent les partis de droite. 

En revanche, il dénonce sévèrement le président catalan, Quim Torra , pour ne pas avoir été assez clair dans sa condamnation de la violence. "Je voudrais rappeler au Président Torra, parce que je considère que c'est important, qu'il doit décider une fois pour toutes s'il est le Président de tous les Catalans, le plus haut représentant de l'Etat dans la région catalane, ou s'il veut être un activiste" , s'est exprimé  Fernando Grande Marlaska , le ministre espagnol de l'Intérieur.

Le président catalan propose un autre référendum 

De son côté, le gouvernement catalan a dénoncé mais minimisé la violence, l'imputant à des "infiltrés". 

Le président Quim Torra a proposé jeudi un autre référendum sur l'indépendance, et a même évoqué la question de l’autodétermination de la région. Il s'est expliqué jeudi soir dans un ITW à la télévision publique catalane : "Il y aura une solution pour tenter de fixer comment nous allons réaliser le droit à l'autodétermination de la Catalogne dans les plus brefs délais. Ce que je vais faire, c'est faire une proposition sur la façon dont nous pouvons le faire dans les plus bref délai. Cette proposition sera débattue par les partis politiques, les entités civiles et à l'échelle internationale. "

Vendredi, les groupes indépendantistes appellent à une grève générale. Les transports publics, les universités et beaucoup d'autres institutions et services doivent fermer ou assurer un service minimum.