Quatre têtes pour un casse-tête

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Fait inédit, le duel final reste, à en croire les sondages, imprévisible et son issue incertaine. Examen des différents scénarios.

Personne ne sait dire qui seront les finalistes de cette élection présidentielle. Une situation inouïe et inédite. Depuis le début de la Ve République, il n’y a généralement pas l’ombre d’un doute sur le nom des deux qualifiés. L’accident du 21 avril 2002, avec l’élimination de Lionel Jospin au profit de Jean-Marie Le Pen, devait être l’exception qui confirme une règle devenue obsolète. Selon tous les sondages, les quatre candidats les mieux placés seraient tous entre 18 % et 23 %, enfermés dans cette marge d’erreur qui autorise tous les pronostics.

Il y aurait donc six duels possibles. Et autant de scénarios improbables pour les survivants de cette folle élection. Dans le Journal du dimanche, Marine Le Pen explique que Jean-Luc Mélenchon serait pour elle «l’adversaire idéal» car, avec lui, «le système explose que l’on gagne ou pas». Mais elle ne dédaignerait pas Emmanuel Macron, dont la qualification favoriserait la recomposition politique… La confusion est telle que la notion même de «vote utile» devient inopérante. Rien ne peut être exclu. Pas même un «double 21 avril» qui sanctionnerait les deux partis de gouvernement, Les Républicains et le Parti socialiste.

Le Pen vs Fillon

Ce fut, après la primaire de la droite, l’hypothèse la plus probable. La dynamique Macron et les affaires Fillon ont ensuite bouleversé la donne, avant qu’une récente embellie ne remette en selle le candidat LR. Côté Front national, un tel tableau inciterait à enfourcher la ligne dite «Philippot» : un discours aux accents sociaux et étatistes, censé séduire les classes populaires face à la «purge» promise par Fillon. Pour l’ancien Premier ministre, c’est le deuxième tour idéal, celui auquel il se préparait. Contre le FN, il devrait sans problème rassembler sa famille politique, déchirée par la primaire et par sa mise en examen dans l’affaire des emplois supposés (...)

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