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Quatre offres pour l'aéroport de Lyon, trois pour celui de Nice

par Matthieu Protard et Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Au moins quatre offres indicatives ont été déposées pour la privatisation de l'aéroport de Lyon et au moins trois autres l'ont été pour l'aéroport de Nice, ont indiqué jeudi à Reuters des sources proches du dossier.

Selon ces sources, le consortium composé de la société d'investissement Meridiam et du groupe espagnol Ferrovial et celui emmené par Vinci allié à l'assureur Predica et à la Caisse des dépôts ont déposé des offres pour la privatisation des aéroports de Nice et de Lyon.

La société d'investissement Ardian a aussi déposé des offres pour les deux aéroports régionaux, a-t-on appris. Elle serait associée au fonds Siparex et à des caisses régionales des Caisses d'épargne pour Lyon.

Le gouvernement français a lancé en mars dernier le processus de privatisation de Lyon-Saint Exupéry et Nice-Côte d'Azur en mettant en vente les participations de 60% que l'Etat détient dans chacun des deux aéroports régionaux.

Les candidats, groupes industriels et fonds d'investissement, avaient jusqu'à jeudi midi pour déposer leurs offres indicatives auprès de l'Agence des participations de l'Etat (APE) qui pilote les deux appels d'offres.

Le fonds d'investissement Cube Infrastructure, associé à l'aéroport de Genève, a aussi déposé une offre pour l'aéroport de Lyon, a dit à Reuters une autre source proche du dossier.

Une porte-parole du cabinet du ministre de l'Economie Emmanuel Macron n'a pas souhaité s'exprimer sur les candidats ayant déposé une offre, indiquant aussi qu'aucune communication n'était prévue par Bercy à ce stade des appels d'offres.

En revanche, personne n'était joignable dans l'immédiat à l'APE pour commenter.

Des offres sont aussi attendues de l'australien Macquarie, de Changi Airports, le gestionnaire de l'aéroport de Singapour et des fonds de pension canadiens Canadia Pension Plan Investment Board (CPPIB) et Ontario Teachers’ Pension Plan.

Selon des sources, l'assureur allemand Allianz, allié au fonds Global Infrastructure Partners, devrait soumettre une offre pour le seul aéroport de Nice, tout comme le tandem composé de l'italien Atlantia et d'EDF Invest.

Le groupe ADP, qui n'était pas candidat pour Lyon, a quant à lui renoncé tout début mai à déposer une offre pour l'aéroport de Nice.

Si leurs offres indicatives sont retenues par le gouvernement, les candidats pourront ensuite participer au second tour d'enchères pour soumettre une offre ferme avant la date-butoir du 4 juillet.

Les privatisations des aéroports de Nice et de Lyon pourraient rapporter jusqu'à 1,5 milliard d'euros à l'Etat qui s'est déjà désengagé en 2014 de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Le mois dernier, suite à un retard dans la privatisation de l'aéroport de Nice, le gouvernement a décidé d'unifier les calendriers des deux aéroports, qui devaient initialement être distincts.

(Avec Catherine Lagrange à Lyon, édité par Jean-Michel Belot)