Quatre mois après le début de la guerre en Ukraine, la vie reprend ses droits à Boutcha

Un soldat ukrainien passe devant l'église Saint-André à Boutcha en Ukraine, le 13 avril 2022 - Fadel SENNA - AFP
Un soldat ukrainien passe devant l'église Saint-André à Boutcha en Ukraine, le 13 avril 2022 - Fadel SENNA - AFP

Boutcha est une ville martyre. Dans ce point stratégique au nord de Kiev, des centaines de civils sont morts depuis le 24 février, selon le dernier recensement des autorités ukrainiennes. Début avril, les images terribles des charniers, découverts après le départ des troupes russes, avaient choqué le monde entier.

Mais près de quatre mois après le début de la guerre, la vie reprend peu à peu. Les commerçants ont par exemple retrouvé leurs emplacements au marché de la ville.

"On est rentrés il y a 3 semaines et demi... On a repris le travail juste après, quand l'électricité a été remise en route, on a dû réparer le rideau métallique aussi... On est revenus parce qu'il faut bien travailler", dit à BFMTV Viktor, boucher.

Selon lui, "la ville est plus sûre" qu'il y a encore quelques semaines. "La défense aérienne fonctionne bien! D'ailleurs ce matin on a entendu une roquette dans le ciel... mais elle a été détruite, elle n'a pas atteint le sol."

"Il y a de plus en plus de monde chaque jour"

D'autres commerces ont rouvert, y compris des restaurants. C'est le cas de la pizzeria Divine, où travaille Tetyana, qui a repris du service à la mi-juin. "Il y a de plus en plus de monde chaque jour. Je suis revenue à Boutcha juste après la fin de l'occupation et il n'y avait personne dans les rues. Mais la vie est de retour désormais", se réjouit-elle.

Mais le traumatisme de la guerre, et les combats qui se poursuivent inlassablement dans l'Est du pays, sont dans toutes les têtes.

"On essaie de retrouver notre vie d'avant, mais ce n'est pas si facile. Tous les matins en allant au travail je vois des maisons incendiées, des routes défoncées, l'asphalte brûlé...", raconte Borys, propriétaire d'un bar. "Ces images resteront en nous. Mais il faut qu'on soit fort, qu'on retrouve une vie normale", résume-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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