Trois individus armés abattus lors d'une fusillade aux Comores

MORONI (Reuters) - Les forces de sécurité comoriennes ont tué jeudi au moins trois individus armés lors d'une fusillade autour d'une base militaire de la capitale Moroni, à la suite d'une évasion de prison d'un petit groupe de soldats renégats.

La fusillade a duré une heure aux abords de la principale base de Moroni. Le ministre de l'Intérieur, Mohamed Daoudou, a expliqué qu'un groupe de soldats renégats, incarcérés pour une tentative de putsch remontant à l'an dernier, s'étaient échappés de prison dans la matinée et s'étaient rendus à la base dans l'espoir de convaincre les militaires de les soutenir.

Leur chef, Fayssoil Abdoussalam, qui avait rang de commandant, figure au nombre des trois morts de la fusillade, a précisé le ministre de l'Intérieur. Des sources militaires et proches des services de sécurité avaient parlé auparavant de quatre morts.

"Fayssoil a tenté de rallier les troupes à sa cause mais elles ne l'ont pas suivi", a déclaré Mohamed Daoudou à la presse, en ajoutant que le calme était revenu.

Azali Assoumani a été proclamé vainqueur de la présidentielle de dimanche avec plus de 60% des voix, soit suffisamment pour éviter un second tour. Des missions d'observation africaines, dont celle de l'Union africaine (UA), ont conclu que le scrutin manquait de crédibilité comme de transparence.

Quelques heures avant la fusillade de jeudi, les 12 adversaires d'Assoumani dans la course à la présidence avaient annoncé la création d'une instance dont le but serait de le destituer. Leur "Conseil national de transition" doit être présidé par l'un d'eux, l'ancien chef d'état-major des forces armées Mohamed Soilihi.

"La mission du Conseil national de transition consiste à résoudre la crise post-électorale, à garantir une transition pacifique, à préserver la paix, la stabilité et la cohésion nationale au sein de notre pays", a expliqué Soilihi dans une annonce à des stations de radio comoriennes et sur les réseaux sociaux.

De source diplomatique, on indiquait que Soilihi avait été arrêté après avoir fait cette déclaration. Les autorités ont ordonné la fermeture d'un journal comorien, La Gazette, parce qu'il avait publié un article sur le Conseil national de transition.

(Ahmed Ali Amir; Eric Faye pour le service français)

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