Quatre hommes de l'ultradroite mis en examen pour des projets d'actions violentes

·2 min de lecture
Police (illustration)  - AFP
Police (illustration) - AFP

Quatre hommes, dont deux anciens militaires, ont été mis en examen vendredi, a appris BFMTV de sources judiciaires.

Ils sont soupçonnés d'avoir fomenté un coup d'Etat en s'en prenant à des cibles institutionnelles et d'avoir voulu s'attaquer à des centres de vaccination contre le Covid-19.

Trois ont été écroués par un juge des libertés et de la détention (JLD), le quatrième, qui "a sollicité un débat différé, a été incarcéré provisoirement dans l'attente" de cette audience, ont précisé nos confrères de l'AFP de source judiciaire.

Les quatre suspects, âgés de 43 à 69 ans, avaient dans un premier temps été mis en garde à vue mardi.

Des proches du réseau du complotiste d'ultre-droite Rémy Gaillet

Les quatre hommes sont soupçonnés d'appartenir au réseau du complotiste d'ultra-droite Rémy Daillet qui appelle régulièrement à faire un coup d'Etat et à assassiner Emmanuel Macron. Cet homme avait par ailleurs été mis en examen pour "complicité d'enlèvement" après le rapt de la petite Mia en avril dernier. Deux des hommes mis en cause sont également poursuivis dans cette affaire.

Un juge d'instruction antiterroriste du tribunal judiciaire de Paris avait ordonné ces interpellations dans le cadre de l'enquête sur le groupuscule baptisé "Honneur et nation". Dans cette affaire, trois personnes ont été mises en examen début mai et cinq autres le 24 septembre pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Une "multitude de projets d'actions violentes"

Les suspects, douze au total, sont notamment soupçonnés d'avoir préparé des actions violentes. Une loge maçonnique et d'autres cibles non précisées telles que des centres de vaccination, des personnalités ou des journalistes faisaient partie de leurs projets, selon des informations obtenues par nos confrères de l'AFP. L'équipe avait une "multitude de projets d'actions violentes, visant des sites institutionnels, des centres de vaccination, des antennes 5G...", avait précisé mardi à l'agence de presse une source proche du dossier. Une autre source proche du dossier a évoqué vendredi "l'idée d'un coup d'Etat, d'un renversement du gouvernement français" par ces hommes "convaincus qu'Emmanuel Macron est au service de l'argent et qu'il faut en finir avec le grand capital".

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles