Quatre étudiants sur dix ont déjà été victimes de harcèlement

Johanna Amselem
·2 min de lecture
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La mutuelle HEYME s’est intéressée au harcèlement des jeunes de 16 à 35 ans à travers une enquête. Les conclusions sont préoccupantes.

Les chiffres font froid dans le dos. HEYME, la mutuelle des jeunes de 16 à 35 ans, a interrogé de nombreux jeunes et étudiants concernant leur vécu vis-à-vis du harcèlement. Cette enquête, menée par OpinionWay, rapporte que 40% des étudiants ont déjà été victimes de harcèlement. Scolaire, sexuel, moral ou virtuel, il revêt de nombreuses formes.

Ce sondage rapporte également que parmi les 41% d'étudiants ayant déclaré avoir déjà été victimes de harcèlement, plus de la moitié (56%) a aussi déjà été auteur de discrimination. Selon les jeunes interrogés, le premier motif de harcèlement demeure l’apparence physique. Qui est l’agresseur ? Comme le révèle cette enquête, une victime sur trois affirme le connaître. Il s'agit d'une connaissance, pour deux victimes sur dix, d'un ami.

VIDÉO - Harcèlement scolaire : libérer la parole des victimes

Peur et perte de confiance

HEYME et OpinionWay ont également voulu savoir où se déroulaient les agressions. Dans 66% des cas, elles se produisent au sein même des établissements scolaires. “Le harcèlement, notamment à l’école, est devenu un fléau pour notre jeunesse et nous connaissons les conséquences parfois dramatiques que cela engendre. Savoir repérer, accompagner et protéger ces jeunes est une priorité absolue pour le milieu scolaire comme pour l’entourage des victimes. Il faut les encourager à parler et surtout à ne pas s’isoler. 1/3 des victimes de harcèlement n’a rien fait pour faire cesser le harcèlement : c’est beaucoup trop !”, a déclaré Pierre Faivre, porte-parole d’HEYME.

Un harcèlement qui n’est pas sans conséquence puisque 95% des victimes se disent durablement impactées : 56% des victimes ont ressenti une perte de confiance, 47% évoquent une perte d'estime d'eux-mêmes, 41% ont ressenti de la peur et 40% se sont remis en question en raison de ce harcèlement.

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