"Quatre ou cinq enfants par semaine" : les aveux glaçants de l'ex-prêtre Bernard Preynat

Le HuffPost avec AFP
L'ex-prêtre Bernard Preynat au tribunal de Lyon, le 13 janvier 2020.

PÉDOPHILIE DANS L’ÉGLISE - Les confessions sont glaçantes. Pendant vingt ans, ”ça arrivait tous les week-ends, et pendant les camps, ce pouvait être quatre ou cinq enfants en une semaine”, a expliqué l’ex-prêtre Bernard Preynat ce mardi 14 janvier lors du premier jour de son procès à Lyon.

L’ancien membre du clergé est jugé pour des agressions pédophiles commises entre 1971 et 1991, alors qu’il officiait comme vicaire-aumônier scout à Sainte-Foy-Lès-Lyon (Rhône). 

Ses agissements ont éclaboussé le cardinal de Lyon Philippe Barbarin, condamné en mars 2019 à six mois de prison avec sursis pour ne pas l’avoir dénoncé à la justice avant sa mise en examen en 2016. Désormais en retrait du diocèse, le primat des Gaules attend la décision de la cour d’appel le 30 janvier. 

“Je me trompais”

“Pour moi, à l’époque je ne commettais pas d’agressions sexuelles mais des caresses, des câlins”, s’est également défendu Bernard Preynat aujourd’hui âgé de 74 ans. “Je me trompais. Ce qui me l’a fait comprendre, ce sont les accusations des victimes.”

Ses proies étaient des scouts âgés de 7 à 15 ans à l’époque des faits, sous l’emprise de ce prêtre imposant, charismatique, adulé par les parents et les enfants eux-mêmes. “Je savais bien que ces gestes étaient interdits, des caresses que je n’aurais pas dû faire. D’ailleurs, c’était en cachette”, admet-il, très droit à la barre, les bras le long du corps et la voix un peu cassée. “Et cela m’apportait du plaisir sexuel forcément”.

En marge de l’audience, Me Emmanuelle Haziza, l’avocate d’une des victimes, Pierre-Emmanuel Germain Thill, estime être “face au plus grand prédateur sexuel de la région lyonnaise. A la fois, il nie le caractère sexuel de ce qu’il a fait subir aux gamins, mais avoue avoir touché des centaines et des centaines d’enfants”.

A la barre, l’intéressé évoque “quatre ou cinq enfants en une semaine”. “Cela fait presque un enfant par jour”, constate la présidente Anne-Sophie Martinet. François Devaux, l’une des victimes de...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post