Quatre chiffres à retenir du rapport qui pointe des failles dans le traitement des violences conjugales

Camille Adaoust

"Très clairement, ça ne va pas. La chaîne pénale n'est pas satisfaisante." La ministre de la Justice a rendu public, dimanche 17 novembre, le rapport sur les homicides conjugaux (document PDF). Confiée en juin dernier à l'Inspection générale de la justice, la mission fait un état des lieux après l'examen de 88 dossiers d'homicides conjugaux et de tentatives d'homicides commis en 2015 et 2016 et définitivement jugés, afin d'identifier d'éventuelles failles.

"Ce rapport, comme je l'avais demandé, met le doigt sur les difficultés et les dysfonctionnements", alerte Nicole Belloubet dans une interview au JDD (article payant). Si le rapport détaille certaines améliorations, comme l'ouverture rapide d'une enquête, il pointe surtout de nombreuses lacunes. Voici quatre chiffres qui permettent de les comprendre.

Dans 65% des cas où des violences existaient avant le meurtre, la police avait été informée

Sur les 88 cas étudiés par le ministère, 83% des victimes sont des femmes. Sur 76 dossiers retenus*, il apparaît que "près des deux tiers des victimes avaient subi des violences conjugales antérieurement à l'homicide", note le rapport. Soit près de 48 cas, parmi lesquels 17 situations où les violences antérieures n'avaient jamais été dénoncées alors qu'elles étaient connues de l'entourage de la victime.

"Cette carence témoigne des difficultés, pour les proches, à prendre et (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi