Sur Quatennens, Manon Aubry veut une enquête

LFI pas au courant du contenu de la plainte visant Adrien Quatennens, selon Manon Aubry
BERTRAND GUAY / AFP LFI pas au courant du contenu de la plainte visant Adrien Quatennens, selon Manon Aubry

BERTRAND GUAY / AFP

LFI pas au courant du contenu de la plainte visant Adrien Quatennens, selon Manon Aubry

POLITIQUE - C’est un début de semaine délicat pour les membres de la France insoumise. Tous sont amenés à réagir à la mise en retrait de l’un de leurs chefs, Adrien Quatennens, après qu’il a reconnu, dimanche 18 septembre, des violences envers son épouse. Une « décision nécessaire et inéluctable », selon l’expression de Manon Aubry ce lundi sur franceinfo, à l’unisson, désormais, de ses collègues.

L’eurodéputée se démarque ainsi de la réaction de Mélenchon et de son soutien immédiat affiché à l’élu nordiste. « Je salue sa dignité et son courage. Je lui dis ma confiance et mon affection », a notamment écrit le tribun de 71 ans, sans un mot pour la victime présumée dans son premier message publié sur Twitter. Après des critiques, et dans un deuxième message, le leader de LFI a ensuite assuré qu’il n’était pas « indifférent à Céline ».

« Ce ne sont pas mes mots », prend soin de préciser Manon Aubry le lendemain. Pour elle, la justice doit désormais se saisir de l’affaire et établir la vérité sur les faits reprochés à son collègue.

« Vous ne l’entendrez pas dans les prochaines semaines porter la parole de notre mouvement politique », a-t-elle ainsi rappelé, comme vous pouvez le voir ci-dessous, sans toutefois s’appesantir sur l’avenir d’Adrien Quatennens à l’Assemblée. Et d’ajouter : « En général, une main courante donne lieu à l’ouverture d’une enquête judiciaire. De mon côté, je vous dis que je souhaite qu’une enquête soit ouverte. »

L’avocate de l’intéressé Jade Dousselin, a de son côté précisé, dans un communiqué, dimanche, n’avoir pas connaissance « à ce jour » de « l’existence d’une enquête préliminaire ou d’actes judiciaires en cours ».

« Aucun de nous n’avait la moindre information »

Enquête ou non, force est de constater que l’affaire touchant Adrien Quatennens ravive les débats à gauche sur le traitement, au sein des partis, des violences faites aux femmes. La France insoumise, qui se veut en pointe sur le sujet, s’est ainsi retrouvée cette année prise en étau sur la gestion difficile des cas d’Éric Coquerel et Taha Bouhafs, pour leur part accusés de violences sexuelles.

Ce lundi, Manon Aubry affirme que les Insoumis n’étaient au courant de rien pour le député du Nord. « La commission de lutte contre les violences sexuelles et sexistes de la France insoumise n’a pas été saisie, c’est toute la difficulté », explique-t-elle, toujours sur franceinfo, « autant vous dire que la semaine dernière, nous étions tous dans la sidération parce qu’aucun de nous n’avait la moindre information, y compris sur le contenu de la main courante. »

Il n’empêche, la pression pourrait s’accentuer sur la France insoumise dans les jours à venir. La députée écologiste Sandrine Rousseau, réputée proche de LFI, a expliqué attendre des « sanctions » de la part de la formation mélenchoniste.

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