Quatennens doit-il conserver son indemnité de député? Ruffin suggère d'en reverser une partie à des associations

François Ruffin sur BFMTV/RMC le 5 octobre 2022 - BFMTV
François Ruffin sur BFMTV/RMC le 5 octobre 2022 - BFMTV

Après avoir reconnu plusieurs gestes violents envers son épouse, Adrien Quatennens s'est mis en retrait de ses fonctions de coordinateur de La France insoumise tout en conservant son mandat parlementaire et l'indémnité qui va avec (un peu plus de 5500 euros nets par mois, NDLR). Une situation qui peut interroger, sachant que le député du Nord n'était pas présent dans l'hémicycle pour la rentrée parlementaire.

Pour François Ruffin, cette question de la rémunération n'est pas "le cœur du sujet" mais, interrogé ce mercredi sur BFMTV-RMC, il a mis en avant une solution possible face à cette situation.

"Si on dit demain qu'il décide de se garder un salaire comparable à celui des Français et qu'au-dessus, c'est donné à des associations et ainsi de suite, ça peut-être une mesure qui complète", sa mise en retrait, a expliqué le député de la Somme.

"Pas devenu député pour faire de l'argent"

Réelu sous la bannière "Picardie Debout", lors des dernières législatives, il siège à l'Assemblée nationale avec les insoumis. Selon François Ruffin, cette mesure a d'autant plus de sens qu'Adrien Quatennens est "un homme qui n'est pas devenu député pour faire de l'argent mais par conviction de défendre l'intérêt des gens dans le pays".

Après son élection aux législatives de 2017, François Ruffin s'était engagé à ne garder que le Smic de sa rémunération de député, indiquant qu'il verserait le reste à des "oeuvres". L'élu estimait alors nécessaire "que chacun soit dans une réalité en fonction de ses revenus et de son patrimoine".

À terme, François Ruffin plaide pour une "charte nationale de bonne conduite" et pas seulement pour les "partis politiques", mais aussi les "associations et les entreprises", par exemple. Celle-ci permetterait ainsi de "savoir comment ça va se passer", de garantir une "protection aux femmes victimes", et de permettre aux "personnes mises en cause d'échanger elles-aussi". Car pour l'instant, dit-il, "chacun fait à sa sauce", sans "cadre juridique".

François Ruffin reste favorable à des procédures internes. "Dans les partis, on ne doit pas attendre deux-trois ans que la justice ait fait son travail pour mettre en place une sanction et séparer l’agresseur [de] l’agressé", avait affirmé le député sur France Info il y a quelques jours.

Article original publié sur BFMTV.com