Un quart des policiers ont été exposés à des idées suicidaires au cours des 12 derniers mois

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Photo d'illustration.  - BFM Paris
Photo d'illustration. - BFM Paris

Ces chiffres sont accablants mais ils permettent de mieux se rendre compte de la profondeur du malaise policier. Franceinfo et Le Monde ont dévoilé ce lundi le nouveau baromètre des Mutuelles des forces de sécurité (MGP). Outre la disproportion du nombre de suicides commis au sein de la police par rapport au reste de la population, l'étude conduite auprès d'un panel de 6000 fonctionnaires, dans l'ensemble du territoire français, entre février et mars derniers, montre que ceux-ci sont également bien plus vulnérables aux pensées suicidaires.

40% des policiers en détresse psychologique

Ainsi, l'enquête déclare que 24% des policiers ont envisagé de se suicider ou ont entendu des collègues dire vouloir le faire au cours des douze derniers mois. Le baromètre note de surcroît que "40% des policiers sont en détresse psychologique".

Les jeunes policiers semblent les plus particulièrement affectés. Pour expliquer cet état d'esprit, ils citent le manque de temps pour mener leurs missions à bien et leurs difficultés à concilier vie personnelle et vie professionnelle.

Les conditions de travail au centre du mal-être

Au-delà, les policiers mentionnent comme leur principal motif de mal-être leurs conditions de travail, qu'il s'agisse de leurs relations avec leur hiérarchie et son éventuel manque d'écoute et celles entretenues avec leurs collègues, parfois dégradées. L'opinion que la population a de leur action joue également dans cette souffrance.

Cette souffrance peut aussi se faire physique, d'ailleurs, et ils sont 24% à parler d'hypertension et 21% de maux de dos en lien avec le poids de leur équipement. Les Mutuelles des forces de sécurité jugent que la santé mentale des agents est "corrélée aux conditions d'exercice du travail et à l'environnement professionnel". Enfin, celles-ci rappellent que 1100 policiers ont mis fin à leurs jours en l'espace de 25 ans, soit une moyenne de 44 par an. Un nombre supérieur de 50% à celui présenté par le reste de la population.

Article original publié sur BFMTV.com