Qu'arriverait-il à un astronaute qui sortirait dans l’espace sans combinaison ?

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Lors de son récent séjour dans l'ISS, l'astronaute français Thomas Pesquet a réalisé trois sorties extravéhiculaires. A ce propos, un lecteur de Sciences et Avenir pose une question concernant la combinaison toujours de mise pour de telles opérations. C'est notre question de la semaine.

A chaque sortie extravéhiculaire, les astronautes sont équipés de la tête aux pieds avec des combinaisons de protection particulièrement encombrantes, et dimensionnées au millimètre près. Mais pourquoi tout cet accoutrement ? Romuald Amougou demande sur notre page Facebook : "Sans combinaison de protection, que peut-il nous arriver dans l’espace ?" C'est notre question de la semaine. Merci à tous pour votre participation chaque semaine et pour votre fidélité.

Une première sortie qui aurait pu tourner au drame

C’est le 18 mars 1965 que la première sortie s'est déroulée, dans le cadre d’une mission commune aux Etats-Union et à l'ancienne URSS. , alors cosmonaute soviétique, sort du sas du vaisseau Voskhod, enveloppé d’un scaphandre dit "souple" et relié à son vaisseau seulement par un câble de quelques mètres de long accroché à sa combinaison. Il observe pour la première fois l’espace en direct et témoignera par la suite : "C'est surtout le silence qui me frappa le plus. C'était un silence impressionnant, comme je n'en ai jamais rencontré sur Terre, si lourd et si profond que je commençais à entendre le bruit de mon propre corps [...]. Le ciel était d’un noir profond, mais en même temps, il brillait de la lueur du Soleil… La Terre paraissait petite, bleue, claire, si attendrissante, si esseulée."

Mais cette souplesse du scaphandre est aussi ce qui a failli causer sa perte : une fois sorti dans l’espace, toute sa combinaison se dilate rapidement à cause de la différence de pression avec le vide spatial, au point de bloquer tous les mouvements de l’astronaute. Ce dernier perd alors toute mobilité et se cogne plusieurs fois au vaisseau, et tout le scaphandre est si gonflé que ses mains et ses pieds ne sont plus du tout à leurs emplacements. Impossible de retourner dans le sas : le diamètre est trop petit pour que le soviétique s’y faufile. Il choisit alors de dépressuriser toute sa combinaison, entamant une opération risquée et totalement imprévue, jusqu’à ce qu’elle d[...]

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