Quand le professeur Perronne mettait en garde contre "les ragots sur internet"

Nabil Touati
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Quand le professeur Perronne mettait en garde contre "les ragots sur internet"

SANTÉ - Invité ce dimanche 20 décembre du “Grand jury” sur RTL, Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP, a notamment accusé le professeur Perronne de “manipulation” pour justifier les sanctions annoncées par l’AP-HP contre l’infectiologue controversé. “Comment peut-on radier un médecin de sa chefferie de service juste parce qu’il a eu des propos qui déplaisent? C’est un grand scandale parce que c’est une atteinte directe à la liberté d’expression”, avait réagi deux jours plus tôt ce fervent défenseur du traitement à l’hydroxychloroquine contre le coronavirus SARS-CoV-2.

Sa liberté d’expression, Christian Perronne en use librement depuis le début de la pandémie de Covid-19 pour enchaîner les déclarations détonantes, au point d’avoir accédé au rang de nouvelle star de la complosphère. Dans “Hold up”, film mélangeant théories conspirationnistes et informations imprécises, le professeur s’en prenait aux observateurs qui alertaient sur l’arrivée d’une deuxième vague de contamination. “C’est n’importe quoi!”, tranchait-il... avant de rétropédaler tant bien que mal.

Toujours dans ce film, “le professeur Christian Perronne affirme qu’en “Suisse, en Asie et en Amérique”, “un pic de mortalité” est survenu “pendant 2-3 semaines” sous “l’effet Lancet, quand les gens ont arrêté de prescrire”. Ces propos sont infondés. Les chiffres officiels de la mortalité des pays et régions concernées, compilés chaque jour par l’AFP, ne montrent pas de pic tendanciel de mortalit...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.