Quand la mosquée de Strasbourg ne posait aucun problème à l'État

Jade Toussay
·1 min de lecture
Une publicité appelle aux dons pour la construction de la mosquéeEyyub Sultanà Strasbourg (Photo: FREDERICK FLORIN via AFP via Getty Images)
Une publicité appelle aux dons pour la construction de la mosquéeEyyub Sultanà Strasbourg (Photo: FREDERICK FLORIN via AFP via Getty Images)

POLITIQUE - L’association Millî Görüş “défend un islam politique” pour Gérald Darmanin et Marlène Schiappa. EELV, à la tête de la municipalité de Strasbourg, est “un parti qui est complaisant avec l’islamisme radical”. Les ministres d’Emmanuel Macron n’ont pas de mots assez forts de critiquer la subvention accordée par la mairie strasbourgeoise à l’organisation turque. Organisation qui a pourtant travaillé de concert avec l’État il y a à peine quelques mois, sans que cela suscite de remous au sein de l’équipe gouvernementale.

C’est ce qui ressort de deux articles publiés lundi 29 et mardi 30 mars par Libération et les Dernières Nouvelles d’Alsace,

Le 23 mars dernier, le ministre de l’Intérieur lançait la première attaque à l’encontre de la municipalité écologiste de Strasbourg. Dans un tweet, il interpellait la préfecture du Bas-Rhin pour bloquer l’octroi d’une subvention de 2,5 millions d’euros accordée à l’association turque Millî Görüş pour l’extension d’une mosquée.

Depuis, l’affaire n’a cessé de prendre de l’ampleur, source de tensions entre LREM et les Verts, mais aussi entre la préfecture du Bas-Rhin, qui affirme avoir mis en garde Strasbourg contre la subvention, et les élus écologistes qui démentent. Le président de la République lui-même s’est exprimé sur le sujet, déplorant des “collectivités peut-être un peu trop complaisantes”.

Une école privée hors contrat en 2019

Pourtant dès 2019, l’association Millî Görüs est contact avec les services de l&rsqu...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.