Qualifiée d'"encombrante" dans "Le Monde", Ségolène Royal crie au sexisme

Jade Toussay
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SEXISME - Le Monde a-t-il fait un titre sexiste à l'encontre de Ségolène Royal? Ce vendredi 12 janvier, l'ancienne ministre s'est émue du titre d'un article paru sur le site du quotidien: "Ségolène Royal, une encombrante ambassadrice des pôles pour Nicolas Hulot".

Dans un tweet, celle qui a été nommée ambassadrice aux pôles, a dénoncé l'utilisation du terme "encombrante", pour "une femme qui parle et agit" en sous-entendant qu'un tel adjectif n'aurait pas été utilisé pour un homme.

L'article du Monde revient sur la nouvelle vie professionnelle de Ségolène Royal, à qui il n'a "pas fallu longtemps pour retrouver une certaine visibilité sur la scène politique". Il évoque notamment les tensions qui existeraient entre l'actuel ministre de la Transition énergétique et solidaire et sa prédécesseur, qui ne s'est pas privée de donner quelques conseils à Nicolas Hulot (sur le dossier du glyphosate) voire de critiquer violemment sa décision sur la question du nucléaire. Le journal évoque également "la gestion des territoires à énergie positive pour la croissance verte, à l'origine de leur plus cinglante passe d'armes".

Autant de sorties qui agacent le ministre d'Emmanuel Macron, qui "voit rouge" écrit Le Monde. Le quotidien n'est cependant pas le seul à avoir décrit le malaise qui règne entre Ségolène Royal et l'équipe actuellement en poste: fin décembre, Le Parisien lui aussi rapportait les propos de certains ministres (sans les nommer) qui la jugeaient "épouvantable".

Mais pour Ségolène Royal qui estime simplement "bien faire son travail (...) après 30 ans de vie politique", il n'y a pas là matière à la qualifier "d'encombrante". Sur Twitter...

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