Ce qu’on ressent quand on transmet une grave maladie cardiaque à ses enfants

Interdeep Birk
Savoir que j’avais transmis cette maladie potentiellement fatale à mon fils m’a fait l’effet d’une bombe.

Je ne penserais pas que l'on fêterait comme ça les 16 ans de mon fils aîné. Après avoir vu ses amis, Maninder est rentré en se plaignant de douleurs dans la poitrine. Je lui ai donné des médicaments contre l'indigestion et il est allé se coucher tôt.

Mais, à minuit, il est entré dans notre chambre en disant qu'il ne se sentait pas bien. Il s'est effondré sur le lit et nous l'avons immédiatement emmené aux urgences. La nouvelle nous a fait l'effet d'un coup de tonnerre: il souffrait d'une maladie cardiaquegénétique, la cardiomyopathie hypertrophique, qu'il avait héritée de moi.

Quand j'y repense, c'est ce jour-là qu'a commencé mon propre chemin vers une greffe du cœur. Cette maladie qui se transmet dans ma famille provoque un épaississement du muscle cardiaque, qui peine à envoyer du sang dans le reste de l'organisme. Elle peut également causer un infarctus, voire le décès du patient. Savoir que j'avais transmis cette maladie potentiellement fatale à mon fils m'a fait l'effet d'une bombe.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.

On nous a tous proposé de passer un examen, ce qui nous a permis de découvrir que notre plus jeune fils, Manvir, six ans seulement, avait également hérité de cette maladie. Chacun d'entre nous a été affecté à sa manière. Maninder a dû abandonner une carrière prometteuse de rugbyman, le niveau d'effort requis étant dangereux pour lui. Heureusement, les médicaments l'aident à faire face. Manvir a été plus sévèrement touché: on l'a équipé d'un défibrillateur automatique implantable (DAI) dans l'éventualité que son cœur se mettre à battre à un rythme dangereux. Aujourd'hui âgé de 17 ans, il n'a jamais pu suivre une semaine entière de cours en raison de son épuisement.

J'ai moi-même rapidement ressenti des symptômes. Je...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post