Qu’est-ce que l’humusation, cette pratique funéraire écologique ?

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Grâce à l'humusation, il est possible d'être écologiste même après sa mort. En plus d'être limités, les choix en matière d'obsèques  que sont l'inhumation ou la crémation présentent tout un tas d'inconvénients allant de la pollution des sols, à la saturation des cimetières, en passant par l'immobilisation à long terme d’espaces urbains, la consommation importante d’énergie ou encore les émissions de gaz à effet de serre dont ils sont responsables.

De plus en plus sensibles aux questions environnementales, les Français sont nombreux à souhaiter que leur corps puisse être littéralement recyclé. C’est le principe de l’humusation, une forme de compostage des défunts.

Ledit défunt est enveloppé dans un linceul, puis placé sur un lit composé de matières végétales et d'accélérateurs de décomposition naturel. Il est enfin recouvert d’une épaisse couche de ce même mélange. Au bout de quatre mois, les os sont nettoyés et sont ensuite réduits en poudre avec les dents puis remélangés. Le processus dure ensuite huit mois supplémentaires afin que toute la matière organique disparaisse. On obtient alors de l’humus, une forme de terreau, dans un état sain et fertile, qui permettra de planter environ une centaine d'arbres.

Une pratique qui soulève certaines questions

Une solution écologique, économique et peu consommatrice d’énergie. Elle soulève néanmoins plusieurs questions d’ordre sociétale notamment. "À petite échelle c’est très bien, mais en France, il y a 650.000 décès tous les ans. On...


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