Qu’est-ce que le «halo du chômage», qui a encore augmenté en 2019?

Garcin-Berson, Wladimir
Le halo est défini comme le nombre «d’inactifs n’étant pas au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), mais étant dans une situation qui s’en rapproche». / Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

FOCUS - En 2019, le nombre de personnes n’étant pas au chômage à proprement parler, mais «dans une situation qui s’en rapproche», a fortement augmenté. Cette notion, floue, recouvre désormais 1,7 million d’individus.

C’est une notion floue, et pourtant essentielle. Dans ses dernières estimations sur le taux de chômage, l’Insee rapporte que le «halo» autour du chômage a augmenté de 59.000 personnes en trois mois, regroupant, au total, 1,7 million d’individus. En forte hausse en 2019 (91.000 personnes de plus en un an), son taux atteint désormais 4% de la population des 15-64 ans, «son plus haut niveau depuis 2003». Mais que représente précisément ce«halo»?

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Les statisticiens de l’Insee le séparent des autres notions, comme le sous-emploi par exemple. Ils le définissent comme le nombre «d’inactifs n’étant pas au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), mais étant dans une situation qui s’en rapproche». Cette notion relativement floue permet de pallier les faiblesses du taux général calculé sur la base de la définition du chômage selon le BIT, jugée trop stricte par l’Insee, dans la mesure où «certaines interactions qu’il peut y avoir avec l’emploi» ne sont pas prises en compte par cet indicateur. «Les frontières entre emploi, chômage et inactivité ne sont pas toujours faciles à établir», rappelle l’institution: par exemple, un étudiant travaillant quelques heures par semaine n’est pas au chômage, stricto sensu, mais s’en rapproche.

L’Insee divise le halo en trois composantes: les personnes inactives recherchant un emploi mais n’étant pas disponibles dans les deux semaines, celles souhaitant un emploi, disponibles pour en prendre un dans les deux semaines mais n’étant pas en recherche active, et celles déclarant souhaiter travailler, mais ne recherchant pas activement un emploi et n’étant pas disponibles pour en prendre un. L’ensemble de ces cas à la frontière du (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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