La PMA post-mortem écartée (pour l'instant) de la loi Bioéthique

Lucie Hennequin / AFP
Les députés ont rejeté de justesse mercredi en commission des amendements visant à autoriser la PMA post-mortem, un sujet qui a divisé la plupart des groupes politiques, dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la bioéthique.

FAMILLE - La PMA ou insémination post-mortem, sujet hautement sensible, a été rejetée par les députés. Mercredi 11 septembre, des amendements visant à lever son interdiction ont divisé la plupart des groupes politiques, dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la bioéthique.

Que faire des gamètes ou embryons in vitro issus du conjoint en cas de décès? Le gouvernement est opposé à la poursuite du projet parental dans cette situation, la ministre de la Santé soulignant les “risques pour la construction de l’enfant”. Agnès Buzyn n’était pas présente en commission lors de cette séquence, mais son avis a été suivi.

Les députés ont rejeté une série d’amendements, pourtant portés par des “marcheurs” dont co-rapporteur LREM Jean-Louis Touraine, des socialistes, des élus MoDem qui visaient à permettre la procréation médicalement assistée (PMA) post-mortem, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Jean-Louis Touraine a évoqué la “logique” de permettre à ces femmes veuves de recourir à l’insémination ou au transfert d’embryons existants, plutôt que de recourir à un donneur. Le conjoint aurait dû dans ce cas donner son consentement préalable et la PMA aurait été encadrée dans le temps. En cas de décès, “il faut laisser la femme décider”, “c’est une question de confiance”, a insisté le co-rapporteur. Une dizaine de cas se sont posés ces dix dernières années.

“Ne jouons pas aux apprentis sorciers”

Mais au sein même de son groupe LREM, partagé, des voix se sont élevées pour dire leur opposition à la naissance d’“enfants orphelins”, et le risque de “pressions” sur “la femme endeuillée”.  “Il est éthiquement souhaitable aujourd’hui de ne pas ouvrir” la PMA...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post