La quête spirituelle de Ludovic Dulou, le waterman sauvé par les eaux

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A 49 ans, Ludovic Dulou a touché à tous les sports de glisse. Ce waterman français se raconte avec pudeur et émotion dans un film, «L’Albatros». Il se confie à Match.

Comme l’albatros dont son film porte le nom, Ludovic Dulou est en recherche perpétuelle de liberté. A 49 ans, le waterman français a fait des eaux et de la glisse ses partenaires spirituels pour surmonter les épreuves de la vie. Le champion se raconte dans un film de cinquante minutes, réalisé avec Oxbow. Ludovic Dulou a été suivi pendant cinq ans, de la côte basque à Hawaï, du Mascaret aux îles des Canaries. Mais loin des «clips sans histoire» où tout n’est que technique et «surenchère», le surfeur et son équipe ont choisi ici de faire une plongée dans son intimité, douloureuse. Avec pudeur, le sportif se livre sur sa blessure la plus profonde, le décès de sa compagne Karen. «Ce n’était pas prévu au début. Ça devait être un film artistique. Le réalisateur a dû prendre des pincettes parce que c’est quelque chose que je gardais caché. Il m’a dit "on fait une erreur, il faut qu’on sache qui tu es", et comme il me connait et que j’ai senti le respect, j’ai eu confiance et j’ai accepté de me livrer», explique-t-il à Paris Match.

Dans le film, les mots sont pudiques, retenus. Les images et les actions parlent pour lui. Ses heures d’entraînement à ramer seul dans l’océan, son partage avec la nature et sa quête de paix intérieure… Ludovic Dulou a trouvé, sur l'eau, le moyen «d’évacuer (sa) colère, sa rage, ce sentiment d’injustice». «L’effort permet de canaliser des choses qui pourraient être exprimées et devenir gênantes pour l’entourage et la société. Je le dis, ça m’a permis de ne pas aller en prison», confie-t-il. «Cette énergie, si on ne la met pas dans le sport, on la met dans quoi ? Dans l’autodestruction ?»

"S’affranchir du regard de l’autre et se rendre libre"

A fleur de peau mais résilient, Ludovic Dulou a choisi(...)


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