Le Québec veut recruter 3 000 travailleurs étrangers

Photo Pixabay/cc

‘‘Quelque 17 missions de recrutement à l’international sont prévues d’ici mars 2023 dans des pays francophones, la France, la Colombie et le Maroc’’, rapporte Le Journal de Québec.

‘‘Le gouvernement vise particulièrement les professions à forte demande dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre’’, affirme le ministre québécois du Travail, Jean Boulet. Le site de son gouvernement précise que la mission de recrutement pour la France concerne les employeurs tant dans le domaine de l’administration que dans les secteurs de l’éducation, du génie, de la santé, des services de garde éducatifs à l’enfance et des technologies de l’information.

‘‘D’autres secteurs affectés durement par la pénurie de main-d’œuvre, notamment l’hôtellerie, la restauration, le transport et l’activité manufacturière, sont également pris en compte dans la programmation des Journées Québec 2022-2023’’, précise le quotidien.

La présélection des candidatures prendra fin le 29 mai. Les entrevues pour les Journées Québec France se feront en mode virtuel du 13 au 18 juin prochains.

Des besoins bien supérieurs

En tout, le Québec veut ainsi attirer 3 000 immigrants, ‘‘soit le double du nombre recruté en 2021-2022’’, précise Radio-Canada, qui ajoute que l’accent sera mis sur les pays francophones ou francophiles. Le ministre Boulet déclare que, pour sa province,

‘‘le français est un facteur clé à une intégration réussie et au taux de rétention, particulièrement dans les régions’’.

Une entreprise de fabrication de structures d’acier confie au diffuseur national qu’elle doute que cette nouvelle annonce de missions de recrutement change la situation. ‘‘Il y a environ 11 000 postes vacants [dans la région de] Chaudière-Appalaches. Prenez ces 3 000 personnes-là, juste en Chaudière-Appalaches, ça ne comble pas les besoins’’, déclare Jean-Philippe Dussault, directeur des ressources humaines de Supermétal.

Dans la région de Québec, note Radio-Canada, 27 000 emplois n’ont pas trouvé preneurs en avril. Le ministre reconnaît d’ailleurs le problème : ‘‘On anticipe que, de 2021 à 2030, il y aura à peu près 1,4 million de postes à combler’’. Son gouvernement souhaite que 22 % des besoins en main-d’œuvre du Québec soient assurés par des travailleurs étrangers.

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