Le Québec a-t-il les moyens de son ambition en matière d’immigration ?

Photo DEZALB / Pixabay / CC

L’immigration, indique La Presse, ‘‘revient au cœur des débats’’ à l’approche des élections générales au Québec en octobre.

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a assuré le 14 mai qu’il y avait suffisamment de travailleurs sans emploi pour pourvoir les 240 000 postes présentement vacants au Québec. Pas question donc pour lui de faire passer le nombre d’immigrants admis annuellement de près de 50 000 à 80 000, comme le souhaite le Conseil du patronat : ‘‘Ce n’est pas souhaitable et ça n’arrivera pas.’’

“Recruter au Québec, c’est comme pêcher dans un lac vide”

Mais la présidente-directrice générale de l’organisme Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Véronique Proulx, souligne que dans son secteur, le nombre de postes vacants est passé de 19 000 en 2019 à 31 000 aujourd’hui : ‘‘Recruter au Québec, c’est comme pêcher dans un lac vide. Ça ne marche pas.’’

Dans une entrevue publiée le 16 mai par le quotidien, le ministre de l’Immigration, Jean Boulet, a affirmé :

“L’immigration est une des solutions pour assurer la vitalité du français et répondre à notre besoin de main-d’œuvre. Pour que l’intégration soit réussie, ça passe par les régions et le français. Ces deux éléments sont totalement indissociables.’’

Sa déclaration fait suite à la publication une semaine auparavant d’un plan d’action ministériel sur la régionalisation de l’immigration. L’objectif : ‘‘favoriser l’arrivée et l’établissement durable des personnes immigrantes en région’’.

“Ce sont des humains qui viennent ici”

Les principaux partis d’opposition se prononcent également pour la ‘‘régionalisation’’ de l’immigration. S’agit-il d’un but plus facile à énoncer qu’à réaliser ? se demande La Presse. Les données officielles québécoises montrent que pour 2020-2021, seuls 23 % des immigrants comptaient s’installer hors des trois grandes régions administratives.

La directrice générale de l’organisme Intégration communautaire des immigrants, Eva Lopez, parle d’une réalité difficile hors des grands centres :

“Les gens ne sont pas juste des machines à faire rouler l’économie. Ce sont des humains qui viennent ici, qui ont un deuil énorme à faire, parce qu’ils se séparent de leur famille et qu’ils déménagent à des milliers de kilomètres de distance.’’

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