Québec: le Parti populaire du Canada s'incruste dans le paysage politique

Québec: le Parti populaire du Canada s'incruste dans le paysage politique

Un nouveau parti a fait son apparition hier, un an avant les élections qui auront lieu le 21 octobre 2019. Un ancien ministre conservateur du précédent gouvernement a lancé le Parti populaire du Canada. Une naissance qui survient trois semaines après que son fondateur, Maxime Bernier, ait claqué la porte du Parti conservateur.

Avec notre correspondante à Montréal,  Pascale Guéricolas

Maxime Bernier ne refuse pas l'étiquette de populiste, à condition qu'on le qualifie de populiste intelligent. Cela fait plusieurs mois qu'il rêve à un nouveau parti conforme à sa vision d'un gouvernement minimum, pour laisser le plus de place possible à l'individu.

Qu'on se le dise, Mad Max, comme il aime se présenter, n'aime pas les subventions, qu'elles soient destinées à l'industrie ou à l'agriculture. En pleine négociation avec les Etats-Unis à propos de l'Alena, il n'hésite pas à soutenir le président Trump qui réclame la fin des marchés agricoles protégés canadiens.

Autre position polémique, l'immigration. Quand tous les autres partis politiques louent la diversité de la population canadienne, et la nécessité d'accueillir plus de nouveaux venus pour combler les besoins de main-d'oeuvre, le Parti populaire se démarque. S'il prend le pouvoir, Maxime Bernier voudrait miser sur une immigration économique, prête à l'emploi. Le Canada accueillerait donc moins de réfugiés ou de familles venant rejoindre leurs proches.

Selon un premier sondage, ces idées séduiraient 17% des Canadiens.