Le QG de Boris Johnson attaqué avec… des canards en plastique

Clément Vaillant
Le favori à la succession de Theresa May au poste de premier ministre est accusé d'esquiver le débat.

BREXIT - En pleine campagne pour succéder à Theresa May, Boris Johnson a vu son QG être pris pour cible ce jeudi 27 juin à Londres. Une attaque sans réel danger puisque “l’arme” n’était autre que... des canards en plastique, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

2000 canards jaunes ont été déversés devant le siège du candidat conservateur pour protester contre sa campagne électorale. Les militants de “Our Future, Our Choice” reprochent à “BoJo” d’esquiver systématiquement les questions sur sa vie personnelle. En anglais, esquiver se dit “to duck”, raison pour laquelle ces partisans du “Remain” ont décidé de déverser les canards devant la porte de ses bureaux londoniens.

“Stop ducking people!”

Boris Johnson, 55 ans, est embourbé dans une affaire de scène de ménage depuis que la police londonienne s’est rendue à son domicile le 21 juin après avoir reçu un appel faisant état d’une bruyante querelle conjugale. Selon le quotidien The Guardian, un voisin a appelé la police déclarant avoir entendu une bruyante dispute avec hurlements et claquements de porte au domicile de Boris Johnson et de sa compagne Carrie Symonds, dans le sud de Londres. Un sujet sur lequel le candidat refuse pour l’heure de s’exprimer. “Stop ducking people” (“Arrête de fuir les gens”), pouvait-on lire sur les affiches des militants, qui somment le candidat de s’expliquer.

Autre point de crispation pour “Our Future, Our Choice”: les débats télévisés. Le favori du scrutin va affronter l’ancien chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt pour le leadership du Parti conservateur. Mais le chouchou des pro-Brexit limite ses apparitions à la tribune. Il avait notamment refusé d’affronter son adversaire lors d’un débat sur la chaîne SkyNews, ce dernier le traitant de “lâche” pour cela. 

Ce refus a donné du grain à moudre à ses détracteurs qui accusent régulièrement l’ancien maire de Londres de fuir les apparitions médiatiques en présence de contradicteurs. Sous la pression, Boris Johnson affrontera...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post