Corruption : ces nouvelles règles éthiques envisagées au Parlement européen

La présidente Roberta Metsola veut mettre les points sur les i, et vite.  - Credit:JOHN THYS / AFP
La présidente Roberta Metsola veut mettre les points sur les i, et vite. - Credit:JOHN THYS / AFP

Selon un document que Le Point a pu consulter, la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a fait préparer une première note de quelques pages sur le renforcement des règles d'intégrité des eurodéputés après la tempête dite du Qatargate. Les premières pistes seront soumises à la Conférence des présidents (COP, pour Conférence of Presidents) de groupes politiques, jeudi 12 janvier. La présidente entend rétablir le crédit de l'institution sans mollir.

En premier lieu, elle demande à la COP de mandater une task force ayant pour mission d'établir rapidement une feuille de route et un plan de mise en œuvre. Cette task force aurait un président et serait constituée des membres du comité d'éthique (un organe aujourd'hui uniquement consultatif) et dotée de moyens administratifs adéquats. De plus, elle rendrait des comptes à la COP. « Cela signifie qu'elle écarte à ce stade de la réforme le rôle du bureau du Parlement », note l'un de ses proches. Et pour cause, le bureau du « PE » réunit les 14 vice-présidents, parmi lesquels se trouvait, jusqu'à sa déchéance, la Grecque Eva Kaili, l'une des protagonistes du scandale.

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La note se fixe 14 objectifs qui vont de la régulation des conflits d'intérêts à l'interdiction des groupes d'amitié avec les pays tiers, au renforcement du contrôle des lobbyistes (ONG comprises), en passant par une plus grande transparence des députés (cadeau [...] Lire la suite