Qatar: le rôle de Doha dans les négociations entre les États-Unis et les talibans

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Des pourparlers directs entre les États-Unis et les talibans afghans : premières discussions du genre depuis le départ du dernier soldat américain de Kaboul à la fin du mois d’août. C'est à Doha, au Qatar, que se sont déroulés ces pourparlers. Le petit émirat du Golfe entend poursuivre ses efforts de médiation entre les talibans et les Occidentaux.

De notre envoyé spécial au Qatar, Nicolas Falez

C’est à Doha que Washington et les talibans ont négocié le départ des troupes américaines, et c’est à Doha encore que se poursuit le dialogue entre les États-Unis et les nouveaux maîtres de l’Afghanistan.

Youssef al-Khater est un ancien diplomate qatarien, il a été ambassadeur au Royaume-Uni et vient d’être élu à la Shura, l’Assemblée consultative de son pays.

« Le Qatar a été un bon intermédiaire dans de nombreux conflits, explique-t-il, et cela nous a apporté une certaine crédibilité. Cela inspire confiance dans les efforts du gouvernement qatarien pour trouver des solutions, pour apporter des solutions adaptées, face à la souffrance des populations dans de nombreux pays, et cela s’applique à la situation en Afghanistan. »

Hors-micro, d’autres sources qatariennes nous racontent les difficultés de cette médiation, face à des talibans qui ont choisi la ligne dure pour composer leur nouveau gouvernement, loin d’être inclusif.

Parallèlement à ses efforts diplomatiques, le Qatar continue d’affréter des avions entre Kaboul et Doha pour évacuer des civils afghans, en accord avec le pouvoir taliban. Un nouveau vol est annoncé en ce début de cette semaine.

► Lire aussi : Premiers pourparlers entre Américains et talibans depuis la chute de Kaboul

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