Qanat d'Iran : des canaux souterrains dans le désert

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Nés au nord-ouest du plateau iranien, les qanat, qui captent et acheminent l’eau du sous-sol, fonctionnent tout simplement par gravité.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir Hors-série n°198 daté juillet-août 2019.

Les plus anciens datent du premier millénaire avant notre ère et sont encore en service ! Nés au nord-ouest du plateau iranien, les qanat, qui captent et acheminent l’eau du sous-sol, fonctionnent tout simplement par gravité. Pour les construire, on repère la nappe phréatique en creusant un puits en amont du lieu à approvisionner. Puis une galerie est percée à partir du point d’arrivée, d’abord à ciel ouvert puis en tunnel. Des regards sont forés à l’aplomb de ce passage afin d’y accéder et de l’aérer. Vus du ciel, ils constituent une ligne de petits monticules de terre espacés de 50 à 100 mètres.

Les qanat ont permis à des populations de s’installer dans des régions arides

Les qanat mesurent au minimum 500 mètres de long, le plus étendu s’étirant sur 50 kilomètres dans la région de Kerman, au sud-est du pays. Grâce à la pente très faible - moins de 2 ‰ -, l’eau s’écoule calmement et régulièrement. L’intérêt de ce système souterrain est double : l’eau ne s’évapore pas et les aléas climatiques ne l’atteignent pas. Les qanat ont ainsi permis à des populations de s’installer dans des régions arides et semi-arides. Ils sont attestés sous des formes presque similaires dans une trentaine de pays : foggara en Algérie, khettara au Maroc ou encore kanerjing en Chine. En Iran, sur les 120.000 recensés, 37.000 sont encore utilisés et 11 figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Et les archéologues en découvrent toujours, comme, en janvier dernier, dans la cité de Nushabad, au centre du pays, construit au 16e siècle.

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