Puy-de-Dôme : une intervention tourne au drame, trois gendarmes tués

Les décombres de la maison incendiée sont encore fumants. L'habitation a été le théâtre d'un drame et d'une nuit d'horreur pour la Gendarmerie nationale. Tout a commencé mardi 22 décembre, peu avant 21 heures. Les gendarmes se déplacent dans le petit village de Saint-Just (Puy-de-Dôme). Ils ont été appelés par une femme en grande difficulté. Les militaires arrivent sur place à 21h30. La femme est réfugiée sur le toit de la maison et elle communique avec son téléphone. "Une véritable scène de guerre" Elle assure que son compagnon est dangereux et armé. Des renforts débarquent vers 22h15. Un négociateur est présent, il tente de dialoguer avec le forcené, en vain. Les premiers tirs retentissement vers 22h40. Trois gendarmes sont tués. Un autre, blessé, a survécu grâce à son gilet pare-balles. "C’est une véritable scène de guerre à laquelle nous avons tous été confrontés ce matin", a commenté Éric Maillaud, procureur de la République de Clermont-Ferrand, faisant état des "centaines et des centaines de douilles" utilisées par le forcené.