Puy-de-Dôme: un habitant excédé par les cloches de son village qui sonnent plus de 500 fois par jour

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Les cloches de l'église de Boisséjour, à proximité de Clermont-Ferrand, retentissent plusieurs centaines de fois par jour d'après un habitant, récemment arrivé dans la commune. Il dénonce aujourd'hui une atteinte à "la tranquillité publique et la laïcité".

Les tintements des cloches de l'église gâchent ses jours et ses nuits. Gaël, qui a acheté une maison en décembre 2020 à Boisséjour, à proximité de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, n'en peut plus: son nouveau logement est situé à quelques mètres du clocher de l'église. Or, comme il le raconte à nos confrères de RTL, les cloches sonnent plusieurs centaines de fois par jour, sans interruption la nuit.

Ainsi, le clocher sonne chaque heure deux fois le nombre d'heures, chaque demi-heure une fois, mais aussi pour l'Angélus trois fois par jour. L'appel à cette prière quotidienne est marqué de 70 coups de cloches à 7 heures du matin, midi puis 19 heures.

L'arrêt des cloches la nuit

Excédé, Gaël envoie un courrier recommandé à la maire de la commune de Ceyrat (composée des bourgs de Ceyrat et Boisséjour), Anne-Marie Picard, dès février 2021, moins de deux mois après son emménagement. Sans effet. Alors le père de famille crée une pétition en mars "pour la tranquillité publique et la laïcité à Boisséjour". 

Il demande notamment l'arrêt des cloches la nuit, de 22 heures à 8 heures du matin. Outre la dénonciation du "vacarme des cloches", Gaël insiste aussi sur ce qu'il qualifie de "prosélytisme puissant et illégal". Sa pétition recueille 17 signatures.

Baisser le volume de l'Angélus

En avril, la maire Anne-Marie Picard se rend au pied de l'édifice religieux afin de rencontrer Gaël et s'engage à faire taire les cloches du village de 22 heures à 7 heures du matin. Elle promet aussi de faire baisser le volume sonore de l'Angélus qui dispose d'une mélodie particulière.

Depuis, Gaël déplore que la situation n'a pas changé, malgré son courrier au préfet. La maire n'a pas pris de mesure concrète, or seule la mairie dispose de l'autorité nécessaire pour régler le litige.

Article original publié sur BFMTV.com

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