Puy-de-Dôme : 95 % des radars du département sont hors service

Par LePoint.fr

La réforme des 80 km/h a donné le coup d'envoi d'un phénomène de vandalisme d'une ampleur inédite. Photo d'illustration. 

Brûlés, tagués, cassés ou bâchés... Les radars automatiques concentrent la colère des automobilistes de façon impressionnante, explique « La Montagne ».


La Sécurité routière a récemment révélé que les radars flashaient moins en 2018. Une baisse de 15 % jugée surprenante, notamment après la mise en place de la limite à 80 km/h sur certaines routes secondaires. Parmi les pistes pouvant expliquer cette baisse, on trouve notamment le vandalisme, qui prend une ampleur inédite dans certains endroits, comme le révèle La Montagne.

Ainsi, dans le Puy-de-Dôme, 21 des 22 radars automatiques de vitesse sont hors service à l'heure actuelle. Si la préfecture ne communique pas sur les appareils, le quotidien régional est allé voir sur le terrain chaque radar. Les 17 cabines fixes classiques, les 4 radars discriminants et le radar tronçon.

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Les radars vandalisés ne le sont pas tous pour les mêmes raisons. Certains ont été incendiés avec des palettes ou des pneus. D'autres tagués ou recouverts d'un symbolique gilet jaune. Un autre a même eu le droit à un coup de feu.

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La police scientifique au secours

Pour l'État, la facture est bien sûr sévère. Si les dégâts sont minimes, il faut compter 500 euros en moyenne. Mais quand le radar est complètement détruit, l'addition peut grimper de 60 000 à 80 000 euros selon l'appareil.

Reste à savoir si les autorités prendront des mesures pour identifier les auteurs des dégradations. Dans d'autres départements comme l'Oise, c'est parfois le cas, précise le Parisien. Ainsi, alors que 33 radars ont été vandalisés depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, la police met les moyens. (...)

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